Laval et Longueuil auront des radars photo
Laval et Longueuil font partie des quatre régions ciblées pour recevoir les 36 nouveaux radars photos et appareils de surveillance aux feux rouges, a indiqué, mardi, le ministère des Transports du Québec (MTQ), qui dévoilera les lieux précis d’implantation à l’automne.
La Ville de Gatineau et l’agglomération de Québec, qui comprend les villes de L’Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures, participeront avec Laval et l’agglomération de Longueuil, qui inclut les villes de Longueuil, Boucherville, Brossard et Saint-Bruno-de-Montarville, au projet-pilote.
«Ces régions ont été choisies parce qu’on y trouve un nombre important d’endroits où l’on constate des concentrations d’accidents liés à la vitesse ou au non respect des feux rouges», peut-on lire dans un communiqué envoyé mardi.
L’implantation des radars photo et des appareils de surveillance aux feux rouges date de 2009. Le MTQ clame que le bilan du déploiement des 15 appareils est un succès, puisque les accidents ont baissé de 20% à 30% sur les sites étudiés. Mais plusieurs soulignent que les habitués connaissent bien leur emplacement et ne ralentissent que sur une courte distance, soit environ 1km avant et après leur passage devant l’appareil.
Rappelons que la Ville de Montréal a participé au projet initial des radars photo en 2009. L’installation de nouveaux radars photos n’est pas prévue pour la métropole, selon le MTQ. Les appareils actuels continueront d’être utilisés.
Les appareils déployés en 2009 dans les municipalités de Thetford Mines, Lévis, Beauceville, Saint-Georges-de-Beauce, Saint-Constant, Pincourt et Marieville demeureront aussi en service.
Le MTQ précise que la moitié des 36 nouveaux appareils déployés au Québec seront mobiles et qu’à terme ce seront donc 170 endroits qui seront susceptibles d’être sous surveillance.
C’est la firme CGI qui a remporté le contrat de livraison et d’entretien des 15 appareils installés depuis 2009. Selon La Presse, la technologie allemande fournie par CGI est jusqu’à trois fois plus chère que celle des appareils utilisés en France. Cela est notamment dû au fait que les voitures ne disposent pas de plaque d’immatriculation à l’avant, ce qui complexifie le matériel à utiliser.
Une autre raison du coût plus élevé s’explique par le fait que la mesure de vitesse est faite par des capteurs incrustés dans le revêtement. «Cette technologie ne sera pas utilisée dans le cas des nouveaux appareils», spécifie Sarah Bensadoun, porte-parole du MTQ.
Impossible de connaître pour l’instant la valeur du contrat octroyé à CGI, seul soumissionnaire, car l’appel d’offres n’est pas encore finalisé.