Montréal

Discrimination au Collège Marie de France?

Le Collège international Marie de France fait-il de «l’écrémage» au détriment des élèves handicapés? C’est ce que prétendent deux parents d’élèves dont les enfants ont dû quitter l’établissement. Le collège se défend toutefois d’agir de la sorte.

Aurélia Lubrina, 15 ans, souffre de trisomie 21. Cette année, elle n’a pas fait sa rentrée au Collège Marie de France comme les huit années précédentes. «Au début, ça se passait bien: on payait une accompagnatrice près de 14 000 $ par année pour faire travailler notre fille. C’était bon pour sa socialisa­tion», indique François Lubrina, son père.

Il y a quatre ans, à l’arrivée d’une nouvelle direction, le ton aurait changé. «On nous a fait comprendre que l’école avait atteint ses limites et qu’il fallait la retirer.» François Lubrina est représentant élu des Français au Canada. En avril, il avait déjà fait une sortie médiatique à ce sujet.

Hier, il était accompagné de Viviane Scanlon, mère de Patrick, 14 ans qui aurait subi le même traitement. «Mon fils a été exclu cette année alors qu’il était là depuis la maternelle», déplore la mère de l’adolescent qui souffre d’un déficit de l’attention et de disorthographie. Elle se demande si le collège n’agit pas de la sorte pour améliorer son taux de réussite aux examens.

Le collège affirmait, au contraire, dans un communiqué de presse émis en avril, agir de façon «exemplaire» et scolariser «de nombreux élèves dont les difficultés sont diverses ».