Le Québec aura son champion du rire
Le rire, c’est du sérieux. Ce soir, le meilleur rieur du Québec sera connu après une compétition de type «combat extrême». Sur le ring, dix compétiteurs, dont certains ont été choisis pendant l’été, au Québec, à travers les pérégrinations de l’équipe de tournage de Canal D et du réalisateur Albert Nerenberg. Après le documentaire Rirologie, ce journaliste se penche sur la proverbiale bonne humeur des Québécois.
Les «athlètes du rire» devront mercredi soir montrer tout leur savoir-faire dans neuf épreuves (rire diabolique, rire le plus contagieux, rire le plus naturel, duels…) «Côté technique, il faut apprendre à expulser beaucoup d’oxygène, savoir perdre le contrôle de soi et disposer d’une bonne dose de conviction», confie M. Nerenberg.
Au delà de la simple compétition, le réalisateur s’intéresse au rire actif (non relié à l’humour), mode qui a pris naissance en Inde. À travers le portrait des différents compétiteurs, on en apprendra un peu plus sur les vertus du rire. Par exemple, dans la famille d’un des postulants au titre de champion du rire du Québec, le rire est devenu une nécessité depuis que la quasi-totalité de la famille est morte dans des camps de concentration.
Rire pour éviter les soucis? Dans son documentaire, Albert Nerenberg se demande d’ailleurs si la joie de vivre des Québécois ne viendrait pas de la grande taille de ses familles et de la précarité dans laquelle elles ont longtemps vécu. Avec la baisse de la fécondité et l’enrichissement des Québécois, la Belle Province pourrait perdre son naturel rieur, prévient-il. Une raison de plus pour suivre une petite cure ce soir…