Le lock-out au Journal de Montréal se transportera en commission parlementaire
QUÉBEC – Le lock-out du Journal de Montréal se transportera en
commission parlementaire à compter du 1er février, et le patron de
Quebecor (TSX:QBR.B), Pierre Karl Péladeau, sera invité à y participer.
Les députés ont confirmé mercredi qu’ils se pencheront notamment sur les
dispositions anti-briseurs de grève prévues au Code du travail.
Ils sont « préoccupés par le déséquilibre illustré par le conflit » au
Journal, au dire du président de la commission, le député libéral
François Ouimet.
Selon lui, « la lettre de la loi ne semble plus refléter l’esprit de la
loi qui a été adoptée dans les années 1970, pour éviter que des ‘scabs’
puissent franchir les piquets de grève ».
En entrevue téléphonique, il a ajouté que les nouvelles réalités
technologiques et économiques ont beaucoup évolué et elles posent
problème.
La commission tiendra ses audiences les 1er et 2 février. M. Ouimet a
affirmé qu’il veut convoquer M. Péladeau. Aussi, le syndicat des
travailleurs sera entendu, de même que les centrales syndicales, les
représentants du patronat et le Barreau.
Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal
s’est dit très heureux de cette initiative. Son secrétaire, Pascal
Filoto, a indiqué que tout geste pouvant aider à accélérer une
résolution du long conflit serait bienvenu.
De plus, le fait que le Journal puisse servir de cause-type pour
permettre au législateur de mettre la loi à jour afin qu’elle tienne
compte de la nouvelle réalité des briseurs de grève travaillant à
distance grâce à Internet et aux nouveaux moyens de communications ne
pourra qu’être utile à l’ensemble des travailleurs touchés par cette
nouvelle réalité, selon M. Filoto.
Sept experts seront également consultés. La commission fera ensuite ses
recommandations, mais il appartiendra au gouvernement d’en disposer, a
rappelé M. Ouimet.
En janvier, le conflit franchira le cap des deux ans.