Vision Montréal dans le rouge
Dans les états financiers 2010 de Vision Montréal déposés lundi, le cabinet comptable Raymond Chabot Grant Thornton, répète : «Le parti a des actifs nets et un fonds de roulement négatifs. Cette situation indique l’existence d’une incertitude significative susceptible de jeter un doute sur la capacité de l’entité [Vision Montréal] à poursuivre ses activités».
S’il le parti de Louise Harel se félicite d’avoir déjà remboursé 50 % de sa dette, grâce à une «gestion serrée», il traîne toujours une dette d’environ 800 000 $ étalée jusqu’en 2014. Certains se demandent même s’il aura-t-il de quoi participer aux élections municipales de 2013.
Vision Montréal a engrangé 615 780 $ de revenus en 2010. Si 5 soupers de financement ont notamment permis d’amasser 101 485 $, les frais d’intérêts sur la dette du parti ont représenté 93 000 $ l’année dernière. «La présence du parti n’est pas remise en cause car notre budget de fonctionnement est assuré par la loi», répond Soraya Martinez, directrice générale de Vision Montréal.
Le parti a aussi indiqué lundi qu’il contesterait en cour les constats d’infraction adressés par le directeur des élections au parti et à 17 de ses élus pour avoir dépassé la limite de cautionnement d’un prêt.