Le vérificateur général affronte les élus
C’est la première apparition du vérificateur depuis l’intrusion controversée dans ses courriels. Dans son rapport de 400 pages déposé lundi, il en utilise 40 pour revenir sur ce dossier explosif qui a eu et continue d’avoir «de graves conséquences, non seulement sur mon Bureau, mais sur l’ensemble de l’administration de la Ville». Toutes les questions d’Union Montréal ont porté sur ce dossier et non sur le reste du rapport a déploré l’opposition qui parle de «vendetta».
Les élus du parti du maire Tremblay ont remis en question l’indépendance du vérificateur général vis-à-vis de la Ville étant donné qu’il a lancé des poursuites judiciaires depuis l’intrusion informatique. «Les poursuites ne concernent que quatre fonctionnaires», a notamment répondu Jacques Bergeron.
Ce dernier a dû expliquer pourquoi il refusait l’accès du vérificateur externe de la ville à ses comptes. «Ce n’est pas dans son mandat de vérifier notre gestion contractuelle. Nous sommes transparents et collaborons avec le ministère des affaires municipales qui enquête sur notre bureau», a répondu Jacques Bergeron.
Interrogé sur les autres parties du rapport, le vérificateur général a indiqué que sur les 141 signalement à la ligne éthique qui lui a été retirée depuis, deux enquêtes majeures étaient en cours.
Dans son rapport, le vérificateur a aussi fait la preuve de la sécurité déficiente de plusieurs édifices stratégiques. À la question d’un élu qui voulait savoir si cela concernait des sites d’eau potable qui pourrait alors être contaminée volontairement, le vérificateur n’a pas voulu nommer les sites en question. Il a précisé que la sécurité des citoyens pouvait être directement en cause et que les responsables des sites concernés avaient été avisés.
Le Vérificateur remettra en juin les conclusions de ses vérifications sur BIXI ainsi que sur le futur centre de contrôle de la STM qui a pris six ans de retard et dont le coût a été multiplié par quatre.