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Montréal en retard sur le plan techno

Si les jeunes Montréalais sont nombreux à surfer sur le web, ils sont moins portés qu’ailleurs à rester à la fine pointe de la technologie. Par exemple, selon le Metropolitan Report, une vaste étude menée pour le compte de Métro auprès de 15 000 citadins âgés de 18 à 49 ans dans 30 villes du monde – dont 500 à Montréal -, «seulement» 29 % des Montréalais possèdent un téléphone intelligent. La moyenne dans les 30 villes sondées se situe à 43 %.

En outre, 51 % des Montréalais n’ont aucune intention de faire l’achat d’un tel appareil, le pire score après Athènes (54 %). «Les Canadiens sont parmi ceux qui payent le plus pour leurs forfaits cellulaires, ce qui refroidit beaucoup les ar-deurs de plusieurs», affirme Maxime Johnson, chroniqueur  techno pour Métro.

À Londres, par exemple, 63 % des citadins ont un iPhone, un Blackberry ou un autre bidule du genre, et 20 % souhaitent en faire l’achat. Hong Kong (60 %) figure aussi dans le peloton de tête. De leur propre aveu, les Montréalais sont moins gagas qu’ailleurs des gadgets technos. Vingt-deux pour cent d’entre eux se disent intéressés ou très intéressés à être parmi les premiers à tester les nouvelles technologies, une statistique en deçà de la moyenne mondiale de 34 %. À ce chapitre, les habitants de Beijing sont les plus branchés, avec un score de 53 %.

Autre exemple, Montréal est à la traîne en ce qui concerne la télévision 3D. Seuls 2 % des Montréalais ont un téléviseur qui possède la technologie, et 78 % des Montréalais n’ont aucune intention d’en acheter un. Seule Tokyo fait pire (2 % en possèdent un et 85 % n’en veulent pas). Le Metropolitan Report a été réalisé en ligne entre le 15 janvier et le 15 février par United Minds pour le compte de Métro. La marge d’erreur est de 0,8 % 19 fois sur 20 au niveau mondial et de 4,4 % 19 fois sur 20 pour Montréal.

Pas fous des tablettes
La percée des tablettes numériques semble timide à Montréal. Seulement 5 % des Montréalais en possèdent une, comparativement à 8 % dans le reste du monde. En outre, 71 % d’entre eux disent n’avoir aucun intérêt à en posséder une, le cinquième pire score sur les 30 villes figurant dans l’étude après Budapest (80 %), Tokyo (75 %), Stockholm (74 %) et Prague (73 %). «La majorité des consommateurs se demandent encore à quoi servent les tablettes», croit Maxime Johnson. 

Moins actifs
Les Montréalais sont moins actifs que les habitants des autres grandes villes du monde sur les réseaux sociaux. Ils ne sont que 22 % à les utiliser au moins plusieurs fois par semaine pour partager des liens ou des vidéos, contrairement à 33 % ailleurs. Ils sont aussi 30 % à mettre à jour leur statut plusieurs fois par semaine, alors que la moyenne mondiale est de 40 %.

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