Joute des élus sur les infrastructures
Les élus sont de retour au conseil municipal, les chicanes reprennent. Alors que le maire Gérald Tremblay a promis de rendre public, d’ici la fin septembre, un rapport sur l’état de ses 586 infrastructures, le chef de Projet Montréal Richard Bergeron dénonce : «On veut les rapports d’ingénieurs, pas le rapport prémâché qu’on nous prépare». Il dit craindre que ce type de rapport donne une vision atténuée de la réalité.
Trente cinq infrastructures nécessiteraient des travaux de façon urgente. Du côté de la Ville, on préfère plutôt vanter le changement de culture qui est à l’œuvre avec la publication de ce genre d’informations.
Autre point de friction: le projet Bonaventure. Face à l’opposition officielle, Vision Montréal, qui demande un moratoire sur le projet, le vice-président du comité exécutif, Richard Deschamps, est demeuré ferme. «C’est un projet extrêmement important pour le développement du secteur… On ne veut pas attendre que les travaux sur le pont Champlain ou l’échangeur Turcot soient en plein boom pour agir», a-t-il déclaré.
Les élus ont voté lundi en faveur d’un emprunt de 71 M$ pour débuter la phase 1 du projet qui consiste notamment en la reconstruction d’un vieil égout collecteur de 150 ans, la création d’un bassin de rétention et la mise en place d’un corridor alternatif pour les autobus. «La mise à terre de l’autoroute ne sera que l’acte final vers 2013-2014, a indiqué M. Deschamps.
Le dernier dossier chaud de la rentrée concerne le vérificateur général (VG). L’équipe du maire Tremblay prétend qu’il existe une certaine connivence entre le VG et le parti Vision Montréal de Louise Harel, après avoir obtenu le contenu d’un échange de courriels entre les deux parties. Le parti du maire demande que Mme Harel dévoile le contenu de ces courriels
Cette dernière se défend en parlant de «diversion», alors que la Ville est elle-même sous enquête pour avoir intercepté les courriels du vérificateur. Elle précise que cet échange entre le directeur de son parti et le bureau du vérificateur n’avait aucun objectif partisan, mais visait plutôt à vérifier si le vérificateur comptait se présenter devant le conseil municipal pour commenter la perte, par son service, de l’administration de la ligne éthique.