Quelques éclairs de chaleur
Un festival est à peine achevé qu’un autre commence sans attendre. Allez constater par vous-même au centre-ville : trompettes, trombones et saxophones ont déjà cédé la place aux bouffons et autres comiques. Ça fait un bail que de passer l’été à Balconville n’est plus une punition pour personne. Même la nouvelle famille royale est repartie avec le plus beau des souvenirs…
Le moins qu’on puisse dire, c’est que contrairement à celle qui l’a précédée, la jeune génération au sang bleu semble difficile à intimider. À ceux qui leur ont crié «Restez chez vous», ils ont rétorqué qu’ils avaient adoré la place au point d’y revenir souvent. Oups, le message frapperait-il moins fort qu’avant? Et serions-nous tous, eux comme nous, rendus ailleurs?
Peut-être que le prince William et sa gente dame ont compris que les cris d’intolérance qui leur étaient adressés tenaient davantage du folklore indépendantiste que de la réalité actuelle. Peut-être ont-ils eux aussi senti cette franche odeur de boules à mites qui accompagnait ces discours hostiles sortis d’une vieille malle bourrée de costumes défraîchis qu’on ressort à chaque visite royale depuis un demi-siècle.
Peut-être que, comme moi et bien d’autres, ils ont compris que l’arrivée de nouveaux leaders pour mener la barque souverainiste ne fera pas avancer «la cause» d’un poil tant que le discours demeurera calqué sur un modèle d’intransigeance qui appartient à un autre temps. Peut-être qu’ils avaient parfaitement compris qu’ils étaient en visite «chez nous» et qu’après ça, ils allaient rentrer «chez eux». Comme ça devrait se faire partout dans le monde. Même ici…
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Entendu de la part d’un confrère américain en visite au Festival de jazz : «Vous êtes chanceux, vous autres. Avec tous les travaux qu’il y a dans vos rues, on voit bien que vous avez une administration municipale qui s’occupe bien de ses affaires.» Vous voyez, tout est une question de perception…
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Un retour sur le premier vrai match de l’année des Alouettes au stade Molson. Dans les estrades, il restait de la place en masse. Étonnant pour une équipe qui vient de remporter une deuxième Coupe Grey d’affilée. Autre petit détail qui dérange : pourquoi obliger tout le monde à emprunter une seule porte de sortie à la fin du match? Pas fort et potentiellement très dangereux. S’il fallait qu’une couple de caves aient envie partir «un rave» en poussant dans le tas… Il n’y a qu’à Montréal qu’on s’adonne à parfaire la culture de l’embouteillage jusqu’à ce niveau.
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Petit flash de hockey pour se rafraîchir : si l’ex-Canadien James Wisniewski a signé un contrat de cinq ans pour 33 M$ avec Columbus, est-ce que ça veut dire qu’un jour, Scott Gomez finira par être un bon deal pour nous autres?
Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.