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Rencontre avec trois urbains aquatiques

Élise Bilodeau, Ursule Ferland, Émilie Joyal et Stéphanie Perron - Métro

Bien que vivant sur une île, peu de Montréalais peuvent se vanter de mettre le petit orteil à l’eau dès l’arrivée des beaux jours. Pourtant, certains le font. Nous avons déniché trois spécimens rares qui font du fleuve et des rivières leur terrain de jeu. Voici la dernière de trois parties d’un reportage préparé par des étudiants en journalisme à l’Université de Montréal dans le cadre d’un atelier d’écriture.

Michel Loiselle, pêcheur urbain
Qu’est-ce qui vous a poussé à pêcher à Montréal?
Un jour, je me suis acheté un bateau à moteur et j’ai commencé à explorer les environs de Montréal pour pêcher.

Qu’est-ce qu’on pêche dans le coin?
Beaucoup de choses! De la barbotte, de la barbue, du doré, du maskinongé.

Quel est le plus gros préjugé par rapport à la pêche urbaine selon vous?
Que le poisson n’est pas mangeable!

Honnêtement, vous le mangez, votre poisson?
Oui! J’ai une belle-sœur qui est biologiste et qui m’a convaincu que le poisson était bon pour la consommation. Le gouvernement publie aussi des données sur la qualité de l’eau et des stocks de poissons. Ça ne me fait pas peur. Je suis la preuve vivante qu’il est bon : je n’en suis pas encore mort!

Votre meilleure histoire de pêche urbaine?
Un maskinongé de 36 livres. J’avais seulement une petite ligne à pêche de 8 livres de tension. C’était un beau combat de 45 minutes pour le sortir.

Votre coin de pêche miraculeux?
À la hauteur de la rue Viau, en face du port de Montréal, il y a une belle fausse à dorés. L’année passée, j’en ai pêché 60 en une heure avec mon fils. On a remis la majorité d’entre eux à l’eau.

Simon Clément , kayakiste d’eau vive
C’est quoi exactement, le kayak d’eau vive?
C’est un sport nautique pratiqué dans les rapides des rivières pour faire différentes figures sur les vagues et les remous.

On peut le pratiquer à Montréal?
Oui. Il y a de très belles vagues le long du fleuve. La plus connue pour le kayak d’eau vive est la vague Big Joe, située au niveau du canal de Lachine.

Est-ce que c’est un endroit reconnu?
Oui, il y a des kayakistes d’eau vive de partout dans le monde qui viennent à Montréal pour tester nos vagues et surtout la Big Joe.

Quel est le plus grand avantage de pratiquer le kayak d’eau vive en ville?
Pouvoir aller pagayer avec une gang d’amis pendant quelques heures après le travail. On est chanceux d’avoir cet accès-là. Ailleurs, les gens doivent s’organiser à l’avance pour partir une fin de semaine et faire plusieurs heures de voiture pour accéder à une rivière. Nous, c’est à côté!

Avez-vous un conseil pour les kayakistes urbains en devenir?
Suivre des cours pour bien assimiler la technique.

Olivier Henley, surfeur
Comment avez-vous commencé à surfer à Montréal?
C’est un ami qui m’a fait découvrir une des vagues montréalaises, celle située derrière Habitat 67. C’est une des plus fréquentées en ville pour le surf.

Le surf urbain, est-ce différent du surf en mer?
La plus grosse différence, c’est la constance de la vague. Ici, c’est un remous dans le fleuve qui est là en permanence, tandis qu’en mer, il faut attendre la formation des vagues pour surfer. En plus, à Montréal, il y a moins de danger de partir à la dérive ou de tomber sur un requin…

Mais une seule vague, ça ne crée pas des embouteillages de surfeurs?
Durant les grosses journées, oui, c’est possible d’attendre de 20 à 30 minutes pour avoir la chance d’aller prendre la vague. C’est un des désavantages du surf à Montréal.

N’avez-vous pas peur de boire la tasse dans le fleuve?
Non. Il y a fréquemment des tests bactériologiques qui permettent de connaître la qualité de l’eau tout autour de l’île. Après de fortes pluies, on évite d’aller surfer, mais sinon, il n’y a pas de danger.

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