Les Justiciers urbains au secours de Montréal
Montréal dispose de nouveaux défenseurs. Né au mois de juin, le groupe les Justiciers urbains s’est engagé à défendre les intérêts de la ville et de ses citoyens tout en mettant de l’avant des solutions aux défis qui s’y présentent. Métro s’est entretenu avec Étienne Lyrette, l’un des trois membres des Justiciers urbains.
Comment est né le projet des Justiciers urbains?
On est trois citoyens de Villeray. Un jour, on a vu que l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) faisait une consultation sur le projet du Centre 7400 [l’ancien Institut des sourds-muets de Montréal qui sera converti en condos]. On trouvait que l’offre de stationnement y était trop importante. On a donc déposé un mémoire. Lors de la publication du rapport, en février dernier, on a vu que nos recommandations avaient été retenues. On s’est alors rendu compte que c’était possible d’être entendu. Ce soir-là, sur un coup de tête, on a créé notre page Facebook.
Quel est votre objectif?
On veut offrir une approche constructive aux enjeux qui se posent à Montréal. On ne veut pas être des gérants d’estrades qui ne font que critiquer sans rien apporter aux débats. On veut jouer un rôle d’influence, c’est pour ça qu’on propose toujours des choses. Notre leitmotiv, c’est que même si quelque chose est positif, on peut toujours faire mieux. On essaie toujours de donner une «twist» positive à nos interventions. On est des passionnés de Montréal. Je pense que c’est ce qui nous démarque.
Votre blogue aborde régulièrement des questions d’urbanisme, le groupe compte-t-il miser uniquement sur cette question?
Pour le moment, on mise sur l’urbanisme un peu par défaut, parce que ça correspond à nos intérêts et à ma formation. Mais on ne veut pas faire que ça. On lance d’ailleurs [mardi] soir les Justiciers invités. Des gens du public seront invités à venir discuter avec nous d’enjeux montréalais qui les touchent. Puis, à l’hiver, on lancera Justiciers Académie, qui devrait nous permettre de recruter de nouveaux membres qui nous aideront notamment à rédiger des mémoires et des éditoriaux pour notre blogue. On aimerait trouver des gens qui ont une autre expertise que la nôtre.
Outre l’OCPM, avez-vous senti une ouverture de la part des décideurs pour les Justiciers urbains?
Le groupe existe depuis moins de six mois. On voit que ç’a pris de l’ampleur et qu’on commence à se faire connaître à une autre échelle. On voit qu’il y a un intérêt de la part de certains décideurs. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, nous suivent sur Twitter, par exemple. Mais il est un petit peu trop tôt pour dire si on les influence, même si c’est notre objectif à terme.
Vous présentez mardi soir une synthèse du mémoire qui sera déposé lors des consultations de la Ville de Montréal sur les quartiers culturels. Quelle est votre position?
L’idée des quartiers culturels est selon nous extrêmement intéressante et porteuse. Pour le moment, la culture est polarisée dans certains quartiers. Il est important de la démocratiser et de l’offrir partout à Montréal. On appuie le concept de quartier culturel, mais on veut être sûr que des ressources financières et humaines seront prévues pour le mener à terme. Autrement, ça restera un vœu pieux.
Quelle sera votre prochaine bataille?
On participera aux consultations sur l’avenir du Parc olympique. On fera la visite organisée ce week-end pour se faire une idée des lieux. On développera par la suite des idées qui permettront d’améliorer la situation.
- Pour lire les éditoriaux des Justiciers urbains : www.lesjusticiersurbains.com