1,25 M$ pour 182 bancs dans le Quartier des spectacles
Les habitués du Quartier des spectacles (QDS) pourront poser leurs fesses sur de nouveaux bancs en béton préfabriqué dès le début de l’été prochain.
Le comité exécutif de la Ville de Montréal a approuvé la commande de 182 modules de bancs et cinq tables afin de compléter l’aménagement des quatre phases du QDS. La construction de ces éléments doit débuter au mois d’octobre. La facture totale s’élèvera à 1,25 M$.
Une première livraison de 146 modules et de quatre tables doit avoir lieu au début de l’été 2012. Ils seront installés sur la Place des festivals, sur le Parterre, sur la Promenade des artistes et sur les rues Saint-Urbain et Sainte-Catherine.
À l’été 2013, 10 nouveaux modules s’ajouteront sur la rue Jeanne-Mance, au sud de la rue Sainte-Catherine. L’été suivant, les 25 derniers modules seront livrés sur l’esplanade Clark, où les travaux devraient prendre fin en 2013.
Les bancs pourront être déplacés au gré des événements et des besoins. «Toutefois, ces bancs pèsent environ 3000 livres chacun, a rappelé Isabelle Poulin, porte-parole de la Ville. Il faut donc un chariot élévateur pour déplacer les bancs. Les gens, même en groupe, ne pourront pas les déplacer ou même les faire bouger.»
Les bancs ont été dessinés par la firme Daoust Lestage, à qui l’on doit également le design du Quartier des spectacles. Ils sont faits de béton, mais comprennent une assise en bois (ipé). Ils inclus aussi des dispositifs anti-skateboard et sont enduis d’un produit qui facilite leur nettoyage.
Depuis le mois de mai, 22 bancs, issus d’une première production prototype, sont installés sur le Parterre. Ces bancs ont fait l’objet d’essais à l’automne 2010.
«Les réactions ont été positives, a indiqué Mme Poulin. Nous avons aussi pu voir cet été que les bancs sont utilisés à longueur de journée et que cette utilisation est plus intensive le midi ou lors d’événements publics.»
Fait à noter, les bancs demeureront en place même pendant l’hiver, ce qui ne devrait pas affecter leur durée de vie malgré tout.
«Ces bancs auront une longue durée de vie, a assuré Isabelle Poulin. Il est difficile d’établir le nombre d’années exact, mais il est important de noter que les matériaux choisis sont des matériaux ayant une grande durabilité et bien adaptés au climat extérieur. L’acier inoxydable ne rouille pas et n’a pas besoin d’être peint. L’ipé est un bois très dur et est celui qui résiste le mieux aux intempéries. Enfin, le béton, dans ce type d’utilisation, ne s’use presque pas.»
La facture de 1,25 M$ – qui inclut notamment les frais de livraison, la signalisation temporaire requise au moment du déchargement des bancs, des pièces de rechange et des contingences – pourrait en surprendre certains, mais la Ville assure que le coût par banc, qui est estimé à 4 800 $, est raisonnable pour ce type de mobilier.
«Le mobilier urbain n’a aucune commune mesure avec du mobilier de jardin, a soutenu Mme Poulin. D’une part, le mobilier urbain est conçu pour résister à un usage intensif par des milliers et des milliers de personnes, pendant de nombreuses années, dans un environnement où le climat varie beaucoup. D’autre part, le mobilier fait partie d’un projet d’ensemble. Le design du mobilier doit donc répondre aux besoins du projet d’ensemble. Dans le cas présent, il fallait, par exemple, des bancs qui pouvaient être déplacés au gré des besoins, mais qui ne seraient pas vulnérables au vol ou au vandalisme.»