Les nouvelles voitures de métro prennent forme
Attendues depuis plusieurs années, les nouvelles voitures du métro de Montréal commencent enfin à prendre forme. Une première maquette a été présentée aux médias, mardi.
Ce modèle a été testé par près de 2 000 usagers, employés de la Société de transport de Montréal (STM), ingénieurs et ergonomes au cours de l’été. Les commentaires obtenus ont permis à la STM de raffiner la disposition de certains éléments qui se retrouveront dans les voitures.
Pour le moment, le confort annoncé des nouvelles voitures tient plus de la promesse que du constat, les sièges choisis au terme d’une consultation publique tenue cet été n’ayant pas été installés dans la maquette. Il est toutefois déjà possible d’apprécier l’espace créé grâce à la réorganisation des composants des voitures.
Ce réaménagement, allié au fait que les voitures communiquent entre elles, permettront aux nouvelles rames de métro d’accueillir 1 068 personnes à la fois, soit environ 15 % de plus que les rames actuelles.
La STM promet également des voitures plus fiables. Présentement, une interruption de service survient à tous les 200 000 km, en moyenne, pour les voitures datant de 1963, et tous les 500 000 km pour les voitures de 1973.
«Avec les nouvelles voitures, on nous garantit que les interruptions de service ne se produiront pas plus souvent qu’aux 650 000 km, a indiqué Carl Desrosiers, directeur exécutif de l’exploitation de la STM. Si les voitures n’atteignent pas ce niveau de performance, des pénalités financières sont prévues. Mais on est confiant d’atteindre ce seuil et de le dépasser au bout de deux ou trois ans pour atteindre une interruption par million de kilomètres parcourus.»
La livraison des nouvelles voitures devrait débuter en 2014 et se poursuivre jusqu’en 2018, au rythme d’une rame de neuf voitures par mois. Au total, la STM prendra possession de 468 nouvelles voitures, ce qui représente un investissement de 1,2 G$.
«On parle beaucoup du coût du métro, mais quand on réalise que le coût de la congestion routière à Montréal atteint 1,4 G$ par année, sans compter les émissions de gaz à effet de serre, le stress produit et la consommation d’essence qui augmente, le métro est la bonne direction à prendre», a soutenu le maire de Montréal, Gérald Tremblay.
Le président de la STM, Michel Labrecque, a indiqué que les nouvelles voitures de métro auront une espérance de vie de 50 ans.