Bergeron veut limiter les hausses de taxes municipales
Le chef de Projet Montréal a rappelé jeudi les mesures fiscales qu’il veut prendre pour réduire les hausses de taxes municipales et diversifier les sources de revenus de la Ville.
D’entrée de jeu, Richard Bergeron a déploré la dépendance de la Ville aux taxes foncières, qui représentent 77% de l’actuelle structure de financement. Cette dépendance a plusieurs conséquences, dont celle d’imposer aux propriétaires – surtout ceux des quartiers centraux – des hausses de taxes «vertigineuses».
Pour alléger ce fardeau fiscal, M. Bergeron souhaite taxer davantage les secteurs les plus riches, comme Baie-D’Urfé, Dorval et Senneville, qui ont droit aux plus basses augmentations.
Il suggère aussi de nouvelles sources de revenus, notamment un système de péage avec redistribution sur tous les ponts, une taxe sur l’essence, et une révision du pacte fiscal avec Québec, pour augmenter les transferts destinés à Montréal.
D’autres mesures fiscales ont aussi été suggérées, qui viseraient à limiter les hausses des taxes foncières à l’inflation et à atténuer les effets de la spéculation.
Vision des autres candidats
Les autres candidats à la mairie ont des suggestions plus ou moins semblables pour ce qui est de la fiscalité municipale.
- Mélanie Joly. Augmenter les transferts de Québec en récupérant un demi-point total de la TVQ pour un total de 300M$.
- Marcel Côté. En faveur d’une révision du pacte fiscal, d’une taxe à l’essence et, à moyen terme, d’un système de péage.
- Denis Coderre. Contre le péage et en faveur d’un prolongement de la durée du rôle d’évaluation pour allonger la période d’amortissement.