Union Montréal n’est plus
Le parti Union Montréal, autrefois dirigé par Gérald Tremblay, est officiellement mort. Le directeur général des élections du Québec (DGEQ), Jacques Drouin, a retiré, vendredi, l’autorisation de la formation politique.
Le DGEQ a souligné que le parti n’avait pas nommé un chef dans les délais prévus par la Lois sur les élections et les référendums dans les municipalités, ce qui constitue un motif pour signer l’arrêt de mort d’un parti.
Union Montréal aurait dû désigner un nouveau chef avant le 23 septembre afin de régulariser sa situation.
En vertu du retrait d’autorisation, Union Montréal sera dissout et liquidé par le Directeur général des élections.
«Dans le cas d’Union Montréal, toute personne détenant les sommes et les actifs du parti devra remettre ces sommes et actifs au DGE. Le parti devra en outre produire un rapport financier de fermeture, lequel sera accompagné par un rapport d’un vérificateur. De plus, une liste des créanciers d’Union Montréal sera transmise au DGE, qui pourra ainsi acquitter ses dettes et remettre le surplus de fonds, s’il y a lieu, au trésorier de la Ville de Montréal», peut-on lire dans le communiqué transmis par le DGE.
Chronique d’une mort annoncée
Le 9 mai, Richard Deschamps, alors chef d’Union Montréal depuis environ cinq mois, avait avisé le DGE qu’il remettait sa démission et qu’il demandait le retrait d’autorisation d’Union Montréal.
M. Deschamps avait demandé que le parti «conserve en fidéicommis certaines sommes afin d’assurer le paiement des frais de représentation du parti devant la commission Charbonneau».
Le DGE n’a pas retenu cette demande, la jugeant légalement irrecevable.