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Des écoles d’Hochelaga-Maisonneuve considérées menacées

Photo: Yves Provencher/Métro

Des écoles de la rue Adam, à Hochelaga-Maisonneuve, font désormais partie des sites menacés d’Héritage Montréal.

L’organisme a présenté mardi la liste des sites emblématiques qui requièrent rapidement des efforts de revitalisation.

Les écoles Baril, Hochelaga et Saint-Nom-de-Jésus ont été construites entre 1910 et 1922, à une époque où la main-d’œuvre convergeait à Montréal en raison de l’industrialisation. Leur architecture est décrite comme étant «soignée» et «classique» par Héritage Montréal.

À l’heure actuelle, les trois écoles sont aux prises avec d’importants problèmes de moisissure. Elles ont fermé leur porte aux élèves en 2011 et 2012 pour des raisons de salubrité. L’école Baril doit être démolie et reconstruite d’ici 2016. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a privilégié cette solution pour éviter que la moisissure se propage dans une nouvelle construction.

Quant aux écoles Hochelaga et Saint-Nom-de-Jésus, leur sort est en suspens. La CSDM est en réflexion. Un décision pourrait être prise au printemps.

«On donne l’impression que c’est inéluctable, il faut démolir, a déploré le directeur des politiques à Héritage Montréal, Dinu Bumbaru. Or, dans certains cas, la technologie existe.»

M. Bumbaru a fait référence à la décontamination par dioxyde de chlore qui a été utilisée pour enlever – avec succès – la moisissure retrouvée dans des locaux de l’Institut de cardiologie de Montréal.

L’école Baril pourrait être recyclée, croit le directeur d’Héritage Montréal. «On pourrait peut-être y mettre des choses moins sensibles aux préoccupations [de santé publique]», a-t-il dit. Et la nouvelle école pourrait être érigée sur un autre site, qui aurait été mis en réserve par les autorités municipales, selon lui.

En plus des écoles d’Hochelaga-Maisonneuve, trois autres nouveaux sites ont été inscrits sur la liste des sites menacés d’Héritage Montréal.

  • L’Entrepôt Van Horne, qui se trouve sur la rue du même nom, à l’angle du boulevard Saint-Laurent, doit être converti en immeuble à condominiums, ce qui pourrait entraîner des modifications importantes à son enveloppe architecturale.
  • La Maison Calvet, dans le Vieux-Montréal, qui a été négligée au cours des dernières années, doit aussi être surveillée puisqu’elle n’a pas de statut patrimonial et des rumeurs de vente circulent.
  • Propriété de l’agglomération de Montréal depuis 1991, la grange-étable du Bois-de-la-roche représentait un argument de taille en 2001, dans la réflexion entourant la désignation de Senneville comme étant un lieu historique fédéral. Elle a été construite au 19e siècle à la demande de l’homme d’affaires Louis-Joseph Forget. Aujourd’hui, elle est laissée à l’abandon. Aucun projet de revitalisation n’est sur la table.

Les habitués de la liste des sites menacés

  • Forge Cadieux
  • Maison Redpath
  • Agora et Square Viger
  • Hôpital de la Miséricorde
  • Caserne Létourneux
  • Coopérative de Saint-Léonard

Les sites qui font l’objet d’une surveillance particulière de la par d’Héritage Montréal

  • Édifice Rodier
  • Église Très-Saint-Nom-de-Jésus
  • Îlot Saint-Laurent/Monument National
  • Place des Nations
  • Le 9e étage de l’ancien magasin Eaton

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