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Projet Le Commodore: Marc Demers lance une enquête administrative

Photo: Yves Provencher/Métro

Le maire de Laval, Marc Demers, veut une enquête administrative sur le projet immobilier Le Commodore.

«Les faits qui ont été portés à notre attention sont graves, nous voulons faire la lumière là-dessus», a déclaré lundi M. Demers.

À la suite d’un appel d’offres, la firme indépendante Sirco a été mandatée par la Ville pour examiner les changements qui ont été apportés au programme particulier d’urbanisme (PPU) par l’ancienne administration du maire Gilles Vaillancourt et qui permettent la concrétisation du projet immobilier Le Commodore. Celui-ci prévoit l’érection de deux tours de 28 étages le long de la rivière des Prairies, dans le quartier Pont-Viau. Pas moins de 328 condos doivent y être construits d’ici 2015.

Le projet immobilier a été évoqué devant la commission Charbonneau. L’ancien directeur adjoint de Laval, Jean Roberge, a rapporté que l’ex-directeur général, Claude Asselin, représentait les promoteurs dans ce dossier et que le maire démissionnaire, Gilles Vaillancourt, était aussi intervenu.

L’été dernier, la mairesse intérimaire, Martine Beaugrand, avait refusé d’accorder les permis de construction aux promoteurs du projet Le Commodore avant la tenue des élections municipales. Les promoteurs avaient répondu par une mise en demeure.

Le groupe de citoyens, Pas de tours dans ma cour, s’est opposé au projet Le Commodore, en arguant que le terrain, sur le bord de la rivière, devait devenir un parc et que les citoyens n’ont pas été consultés au sujet des changements au PPU.

À la suite de la décision de l’administration de Marc Demers, le regroupement citoyen était ravi. «Ça démontre que la Ville est à l’écoute des citoyens, a dit le porte-parole, Ariel Roberge. On est très satisfait qu’elle décide d’aller au fonds des choses».

Métro a contacté l’un des promoteurs du projet Le Commodore, Aldo construction, pour connaître sa réaction à la décision de la Ville de Laval. Au moment de mettre en ligne, il n’avait pas retourné notre appel.

«C’est le temps de clarifier ce dossier, a affirmé pour sa part le chef de l’Action Laval, Jean-Claude Gobé.  Une enquête administrative – qui, je l’espère, sera indépendante ­- permettra de faire le point et savoir exactement les tenants et les aboutissants de ce dossier.»

Le chef du Parti au service du citoyen, Robert Bordeleau, croit de son côté que c’est «du gaspillage d’argent». «L’entrepreneur a en main des ententes avec la Ville et il a aussi l’autorisation du ministère de l’Environnement et du Développement durable, a-t-il rappelé. Il pourrait se retourner de bord et poursuivre la Ville pour la valeur de son projet. Ça risque de coûter très cher en frais d’avocat. La municipalité aurait peut-être gain de cause, mais à quel prix?»

Pas de prime pour l’ex-pdg de Laval Technopole
Le maire de Laval, Marc Demers, a aussi annoncé lundi que la prime de départ accordé au pdg sortant de Laval Technopole, sera retenue.

  • Pierre Desroches, qui a tenu les rênes du bras économique de la Ville de 2008 à 2013, doit recevoir 393 000$ comme indemnités de départ, soit l’équivalent de 12 semaines de salaire par année de service.
  • À la prochaine rencontre du conseil d’administration, le pdg par intérim de Laval Technopole, David De Cotis, présentera un avis juridique qui «exposera certains faits relatifs aux procédures ayant mené à la conclusion du contrat de M. Desroches». Le contenu de cet avis juridique n’a pas été dévoilé aux médias.
  • Le chef de l’Action Laval, Jean-Claude Gobé, croit que la décision de la Ville est raisonnable étant donné les doutes qui subsistent sur le bien-fondé de l’octroi d’une telle prime de départ. Robert Bordeleau, du Parti au Service du citoyen, pense plutôt que c’est «une autre dépense inutile» puisque la Ville s’expose à une poursuite judiciaire.

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