Les ingénieurs de Montréal réclament un conciliateur
Les quelque 400 ingénieurs de la Ville de Montréal affiliés au Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM) ont demandé, jeudi, au ministre du Travail, Sam Hamad, de nommer un conciliateur afin de dénouer l’impasse qui persiste entre eux et la Ville de Montréal.
Le 21 mai, les membres du SPSPEM ont voté à 82% en faveur d’un mandat de grève générale illimitée. Ils sont sans contrat de travail depuis plus de quatre ans.
Les ingénieurs déplorent un vif exode des professionnels expérimentés de la Ville dans les dernières années, «rendant ainsi vulnérable la métropole face aux fournisseurs de services, et créant un climat propice aux situations frauduleuses dévoilées à la commission Charbonneau», affirme le SPSPEM.
Le déclenchement d’une grève pourrait avoir un impact considérable sur l’avancement des divers chantiers à la Ville, soutient le syndicat. Le retard des travaux pourrait créer une congestion, autant pour les dossiers actuels que futurs.
Le syndicat a l’obligation de maintenir des services essentiels en période de grève, si un avis de grève est reçu par la Ville.