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Les coopératives d’habitation sont inquiètes

Photo: Yves Provencher/Métro

Les responsables de la coopérative d’habitation La Marinière, dans Rosemont–La Petite-Patrie, ont souligné dimanche les 30 ans d’existence de la coop par un cri d’alerte.

Environ 4000 ménages habitant dans des coopératives de la grande région de Montréal, dont cinq à la Marinière, seront probablement contraints de quitter leur logement dans les prochaines années avec la fin des accords d’exploitation liant ces coopératives à la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL).

«La fin des subventions fédérales pour les ménages à faible revenu, qui accompagne ces accords, met en péril le logement social, a estimé le député du Nouveau Parti démocratique (NDP), Alexandre Boulerice, qui a joint sa voix à celle de la Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain (FECHIMM) pour dénoncer la situation. Pour certaines personnes, ça veut dire des hausses de loyer de 200$ par mois. Ça va créer des situations de pauvreté et certains ne pourront tout simplement plus habiter là.»

Alexandre Boulerice

Les conventions conclues sur une trentaine d’années entre environ 200 coopératives d’habitation de la région de Montréal et la SCHL offrent, en plus de garanties hypothécaires et de soutien pour l’entretien, de l’aide financière pour des locataires à faible revenu. Environ 50% de ces ententes arrivent à échéance entre 2016 et 2020, selon la FECHIMM, et tout indique qu’elles ne seront pas renouvelées.

Cette situation s’ajoute au manque cruel de logements sociaux à Montréal, croit Francine Néméh, directrice générale de la FECHIMM. Il y a plus de 20 000 ménages en attente d’un logement HLM, selon l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM).

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