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La chasse à l’agrile du frêne est lancée

Pour contrer l’agrile du frêne, qui menace de détruire les milliers de frênes montréalais, la Ville dépensera 1,2 M$ sur 3 ans. C’est ce qu’a annoncé mercredi l’élu responsable de l’environnement, Alan DeSousa lors du dévoilement du plan d’action de la Ville pour lutter contre cet insecte ravageur. La création d’un périmètre de réglementation interdira toute sortie de résidus du bois en dehors de l’Île. Cela nécessitera de revoir la collecte de résidus verts, forçant les Montréalais à séparer les branches des sacs de feuilles lors des collectes.

En parallèle, la Ville dépensera 75 000$ pour traiter chimiquement environ 1000 frênes autour des sites d’infestation. «Si nous n’agissons pas maintenant, nous risquons de perdre tous nos frênes (150 000 sur le domaine public) d’ici 15 ans», a averti M. DeSousa

Depuis la découverte de l’insecte en juillet 2011, on compte désormais huit sites d’infestation, dont un au Jardin botanique, un à proximité du Complexe environnemental Saint-Michel, où se déroulent des activités de déchiquetage de résidus verts et un autre dans Saint-Laurent, non loin d’un fabriquant de palettes de bois. La Ville s’attend à une quinzaine de cas cette année.

Si le scénario catastrophe devait arriver, la ville perdrait 20% de ses arbres. Certaines rues, qui ne comptent que des frênes, pourraient alors perdre tout leur couvert végétal, entrainant une baisse de la valeur des propriétés d’environ 4%.

Un champignon à la rescousse
On testera cet été un champignon capable d’éliminer l’agrile du frêne qui ne compte aucun prédateur chez nous. Tout le défi consiste à inoculer le champignon dans des appâts qui seront consommés par l’insecte.

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