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Ferrandez remet en question l’impact des critiques de Projet Montréal

Photo: Yves Provencher/Métro

Doutant de l’impact des critiques faites par son parti à l’égard de l’administration Coderre, le chef intérimaire de Projet Montréal, Luc Ferrandez, a proposé à ses membres, dimanche, «un changement de stratégie relatif» pour gagner les prochaines élections.

«Le travail d’opposition qu’on fait, les critiques qu’on fait, ça ne semble pas avoir un impact, à ce jour, aussi important que l’impact positif que M. Coderre semble avoir en étant partout, tout le temps», a affirmé M. Ferrandez, en marge du conseil général de Projet Montréal.

Il n’a pas manqué de faire un pied de nez aux nombreuses apparitions publiques et médiatiques du maire de Montréal, Denis Coderre, tout en s’en dissociant. «Je ne rendrai pas publics mes pertes de poids et mon appui aux Canadiens de Montréal. M. Coderre, c’est sa personnalité, mais nous, ce n’est pas la carte qu’on va jouer», a affirmé le chef intérimaire de Projet Montréal devant les journalistes.

M. Ferrandez croit que «d’ici deux ou trois ans», la population réalisera l’échec des politiques de l’administration Coderre, notamment en ce qui a trait à la réfection de la rue Sainte-Catherine Ouest, l’emploi et la rétention des familles à Montréal.

«Est-ce que c’est en critiquant Coderre qu’on va gagner la prochaine élection? Je pense que non.» – Luc Ferrandez, chef intérimaire de Projet Montréal

Sans négliger son travail d’opposition, Luc Ferrandez souhaite maintenant «aller au-delà de la critique» et se détacher de l’époque de Richard Bergeron, l’ex-chef de Projet Montréal. «Il avait tendance à dire “on va faire 40km de tramway” et quand on lui demandait comment, il disait “on verra”», a souligné M. Ferrandez.

Il estime que la solution est plutôt d’approfondir davantage certains dossiers spécifiques «qui sont au cœur de la vie montréalaise, de développer de vraies solutions».

Le chef intérimaire de Projet Montréal donne en exemple le dossier de l’habitation. «On ne peut pas juste revendiquer le logement social, l’accès à la propriété, dénoncer les évictions. Il faut que nous approfondissions ces domaines, que nous devenions des experts de ces solutions», a-t-il proposé. Il souhaite également approfondir les dossiers relatifs à l’emploi et au développement économique pour y «développer des programmes beaucoup plus cohérents que ce qu’on reçoit de l’administration Coderre».

«Avec le temps, les gens vont se demander “c’est quoi l’alternative [à l’administration Coderre]”, et on va arriver avec des propositions concrètes. On n’aura plus besoin de critiquer Coderre, on va tout simplement être son contraire», a-t-il soumis à ses membres.

Ces projets devraient ensuite «atterrir» dans les arrondissements pour y faire leur chemin, croit M. Ferrandez.

«On doit se transformer en un parti qui gagne des votes, et ce, en proposant des choses concrètes. Vous ne seriez pas aussi nombreux aujourd’hui si votre seul but était de critiquer Coderre», a lancé dimanche M. Ferrandez à ses membres à l’issu du conseil général.

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