Fumigènes dans le métro: Le quatrième suspect remis en liberté
La dernière personne encore emprisonnée relativement aux bombes fumigènes qui avaient temporairement paralysé le métro de Montréal le 10 mai a obtenu sa libération sous caution, jeudi matin.
François-Vivier Gagnon devra se soumettre à une douzaine de conditions strictes, notamment une caution de 15 000 $ dont un dépôt de 5000 $. Parmi les conditions imposées, il doit respecter un couvre-feu, et se tenir loin des stations de métro et des institutions scolaires.
Par ailleurs, il ne peut en aucun cas être en possession d’armes ou d’explosifs. Il lui est aussi interdit de prendre part à quelque manifestation que ce soit au Québec. Trois jeunes femmes arrêtées relativement à la même affaire avaient quant à elles été relâchées la semaine dernière.
Les quatre jeunes gens sont accusés d’avoir lancé des bombes fumigènes dans une station de métro le 10 mai, forçant l’interruption temporaire du service pendant l’heure de pointe du matin et l’évacuation massive du réseau. M. Gagnon, âgé de 22 ans, est accusé de complot, de méfait de plus de 5000 $ et d’incitation à craindre le terrorisme.
Il fait également face à une accusation de port d’arme prohibée. Selon l’acte d’accusation, il détenait un “couteau papillon”.
Le crime d’incitation à craindre le terrorisme est assorti d’une peine maximale de cinq ans de prison.
Ses coaccusées, Geneviève Vaillancourt, âgée de 25 ans, Vanessa L’Écuyer, âgée de 22 ans, et Roxanne Bélisle, âgée de 23 ans, doivent toutes respecter 19 conditions, notamment un couvre-feu et l’interdiction de se trouver près du métro ou d’une école.