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Course contre la montre pour l’accueil des réfugiés

Photo: Julien Catella/Collaboration spéciale

Vendredi, l’organisme Hay Doun s’apprêtait à coordonner l’accueil simultané d’une dizaine de réfugiés. Ou peut-être de 50. À environ 24h de leur arrivée à l’aéroport, les responsables de l’organisme n’étaient toujours pas informés du nombre et de l’identité des nouveaux venus.

«En temps normal, on a une semaine de préavis pour contacter les groupes qui parrainent, a souligné Narod Odabasiyan, directrice de Hay Doun. L’avantage avec le plan du gouvernement, c’est que les réfugiés vont arriver plus vite. Mais ça nous met énormément de pression étant donné le volume et l’intensité des arrivées dans un temps très limité.»

Mme Odabasiyan avait très peu de temps à consacrer à Métro lors de son passage dans les bureaux de l’organisme, situés à Outremont. Elle devait obtenir la liste des familles ressources à contacter, préparer l’information à leur donner au sujet de l’arrivée de samedi, puis les contacter une par une.

«On doit vérifier si les gens sont prêts, s’ils ont trouvé un logement, s’ils ont des questions», a expliqué Mme Odabasiyan.

C’est Hay Doun qui s’occupe de faire le lien entre les réfugiés et ces familles «d’accueil», chargées de les accompagner dans la recherche de logement, d’une école, d’un emploi et dans l’apprivoisement de la vie au Québec. Hay Doun est le parrain officiel et doit encadrer le processus.

Tout ce travail est effectué avec des ressources très limitées. L’organisme n’a pas d’aide financière du gouvernement. Il doit compter sur la générosité de la communauté et l’apport des bénévoles, dont plusieurs sont des réfugiés syriens arrivés dans les années précédentes.

Annie est l’une de ceux-là. Arrivée il y a environ un an avec ses enfants grâce au parrainage de Hay Doun, elle travaillait vendredi bénévolement à l’accueil de centaines de Canadiens désirant soumettre la candidature de proches, amis et membres de leur famille pour le parrainage. «Je suis très contente ici, je travaille à l’école arménienne. Le Canada m’a donné une bonne chance pour continuer ma vie», a-t-elle déclaré à Métro.

Les premiers réfugiés sont attendus vers 20 heures samedi soir à l’aéroport Montréal-Trudeau.

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