Côte-Sainte-Catherine: les retards augmentent les risques d’effondrement
Le retard dans les travaux majeurs pour remplacer les conduites d’eau et d’égout, installées en 1932 sous le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, entre l’avenue Westbury et le chemin de la Côte-des-Neiges, comporterait un risque important d’effondrement.
«Le fait de ne pas pouvoir procéder aux travaux dans un délai relativement rapproché implique une détérioration accrue des infrastructures existantes avec un risque important d’effondrement», indique le Service de l’eau de la ville de Montréal.
Montréal, qui espère encore pouvoir entamer le chantier en mai 2016, a été contrainte de suspendre l’attribution du contrat, en plus de deux autres, le 22 mars. Un juge avait accordé une injonction provisoire aux entreprises Constructions Bau-Val et Demix, qui estimaient avoir été injustement écartées des appels d’offres.
La Ville avait en effet exigé que les soumissionnaires aient déjà effectué deux chantiers de voirie de plus de 10 millions au cours des cinq dernières années. Le contrat, qui devait préalablement être accordé à la firme Les Excavations Gilbert Théorêt, est donc sur la glace.
Possibles retards
Si la Ville ne parvient pas à allouer le contrat avant le 26 mai, elle devra retourner en appel d’offres. Les travaux, prévus pour une durée de 20 mois, pourraient être retardés de plusieurs mois.
L’ampleur du chantier implique un délai de 4 à 6 semaines pour le démarrage des travaux afin de rencontrer l’entrepreneur, préparer et approuver les planches de signalisation, commander le matériel et obtenir les permis.
En plus des travaux sur les conduites d’égout, l’entrepreneur devra reconstruire complètement les trottoirs et la chaussée, remplacer l’éclairage, effectuer des modifications au réseau de la CSEM et de Bell Canada, et reconstruire une dalle de toit d’une chambre de débitmètre.
Les travaux devraient nécessiter une dépense de plus de 10 millions $, assumée en grande majorité par la ville-centre.