La conciliation travail-famille est ardue pour les pères
MONTRÉAL — En ce jour de la Fête des pères, un sondage révèle que les hommes éprouvent de nombreuses difficultés à concilier leur famille et leur travail.
L’enquête Workopolis réalisée pour le Regroupement pour la valorisation de la paternité, indique que 71 pour cent des pères travailleurs se sentent coupables lorsque les engagements au travail prennent le dessus sur ceux au domicile.
S’ils avaient le choix, 56 pour cent d’entre eux accepteraient volontiers une réduction de salaire de 10 pour cent pour pouvoir passer 10 pour cent plus de temps à la maison avec leur famille.
La moitié des pères travailleurs seraient prêts à changer d’emploi si un employeur leur offrait de meilleures options de conciliation travail-famille.
Les pères québécois sont, malgré tout, de plus en plus présents dans la vie de leurs enfants puisque le temps qu’ils leur consacrent a doublé sur une période de 30 ans.
Dans les cas de séparation des couples, le nombre de gardes partagées est maintenant de 20 pour cent, et celui de gardes exclusives aux pères de 14 pour cent. Près d’une famille monoparentale sur 4 est présentement dirigée par un homme.