Menace de conflit de travail à l’ETS
À la recherche d’une première convention collective, les chargés de cours de l’École de technologie supérieure (ETS) haussent le ton.
En assemblée générale samedi, les membres du syndicat des chargé-es de cours de l’École de technologie supérieure — Service des enseignements généraux (SCCETS-SEG) ont voté à 94,4% en faveur de l’application de moyens de pression.
La grève, sporadique ou prolongée, est toutefois écartée.
«Pour le moment, nous sommes à mettre en place une structure qui va nous aider à choisir nos moyens de pression», a précisé Laurent Arel, président du syndicat.
«Il nous faudrait obtenir un nouveau mandat de nos membres [pour aller en grève]. On parle avant tout de moyens de pression administratifs pour que l’école saisisse l’importance de venir s’asseoir avec nous et d’être raisonnable.»
Les revendications du syndicat portent essentiellement sur la question salariale, sur la présence de chargés cours au sein des instances de l’ETS et le manque d’espace pour le personnel enseignant.
«Globalement, on ne semble pas vouloir reconnaître la place qu’occupent les chargés à l’École de technologie supérieure» a commenté M. Arel.
Les chargés de cours assument 75% des cours au service des enseignements généraux à l’ETS.
Le SCCETS-SEG, affilié à la CSN, représente 121 membres.