Un bilan avant la campagne électorale
L’Institut du Nouveau Monde (INM) organisera des débats sur les grands enjeux à quelques semaines des élections au cours de son École d’été 2012. Sur le thème On passe aux actes, l’INM invite les jeunes à faire le point. Geneviève Baril, directrice du développement des compétences et de la mobilisation citoyennes à l’INM nous donne plus de détails.
Avez-vous choisi le thème en fonction des élections?
On a choisi notre thème en février, avant la mobilisation historique des étudiants. On avait en tête le mouvement des indignés de l’automne passé. On se demandait comment transformer la colère que des gens peuvent ressentir par rapport au système en quelque chose de positif, en moteur pour agir. Si l’indignation demeure à l’état de colère, ça peut être négatif.
Pensez-vous qu’avec le conflit étudiant et les élections, les participants à l’École d’été seront plus nombreux cette année?
Cette année, plus de 300 participants sont inscrits, et on en attend 500. Ça va très bien. Certaines activités sont déjà complètes. On pense que c’est en raison de l’effervescence qu’il y a depuis le début de l’année. Les jeunes sont plus alertes et mobilisés à l’égard de la politique et de la chose publique. Notre appel à la jeunesse québécoise à faire le point avant un scrutin a un écho qui se traduit par des inscriptions.
Cette crise a donc au moins eu l’effet positif de susciter l’intérêt des gens pour la politique?
Toutes les études consultées montrent que, si un jeune participe à une manifestation, à une occupation d’un bureau ou à un boycott, ou qu’il signe une pétition, ces activités contribuent à augmenter la participation électorale. J’ai l’impression qu’en 2008, on a atteint un plancher historique, avec seulement 58 % de la population qui s’est présentée aux urnes. Même si la campagne est lancée la semaine prochaine au milieu des vacances de la construction, j’ai l’impression que le taux de participation sera plus élevé cette année.
Quelques invités
- Les leaders étudiants : Martine Desjardins (FEUQ), Gabriel Nadeau-Dubois (CLASSE) et Léo Bureau-Blouin (anciennement de la FECQ);
- Des journalistes (notamment Michel C. Auger, Denise Bombardier)
- Des élus municipaux et des députés provinciaux et fédéraux, dont Thomas Mulcair, Pierre Curzi et Richard Bergeron
- Tous les chefs des partis politiques au provincial ont été invités: Françoise David, Jean-Martin Aussant, Pauline Marois ont confirmé leur présence.
Quelques thèmes abordés
Le conflit étudiant, le Plan Nord, le syndicalisme au Québec, culture, environnement, le bilan du gouvernement conservateur, les élections américaines