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Manif des Premières Nations à Ottawa vendredi

Rédaction - La Presse Canadienne

OTTAWA – À la veille d’une manifestation visant à dénoncer la situation des autochtones, la chef des Premières Nations d’Attawapiska, Theresa Spence, qui poursuit une grève de la faim, a réclamé de nouveau, jeudi, une rencontre avec le premier ministre Harper et le gouverneur général.

La chef Spence a rendu publique, jeudi, une lettre dans laquelle elle implore Stephen Harper et David Johnston d’amorcer une discussion nationale au sujet de l’état de pauvreté dans lequel se trouvent les communautés aborigènes.

Selon Theresa Spence, qui a commencé une grève de la faim le 11 décembre, souligne que malgré les allégations du gouvernement voulant que des progrès sociaux ont été réalisés, sa tribut demeure dans des conditions misérables.

Le mouvement Idle No More, une initiative touchant les autochtones d’un océan à l’autre, prévoit une manifestation vendredi au centre-ville de Montréal, au Square Cabot, de même qu’à Ottawa, où la chef Theresa Spence entamera son 10e jour de grève. Né en Saskatchewan, ce mouvement s’est propagé à la plupart des villes canadiennes grâce aux médias sociaux.

La marche d’une heure vise à dénoncer le projet de loi omnibus C-45 qui inclut des changements notables dans la Loi sur les Indiens et la loi sur les eaux protégées et qui affecterait leurs droits et les traditions des autochtones de même que la protection de l’environnement.

Des marches de protestation ont déjà eu lieu au cours de la semaine dont une, jeudi, sur le pont Mercier reliant Montréal à la Rive-Sud.

Pour sa part, dans un communiqué, jeudi, la CSN a demandé au premier ministre du Canada, Stephen Harper, de tendre la main à la chef d’Attawapiskat, Theresa Spence, pour faire cesser sa grève de la faim. La CSN a joint sa voix à plusieurs organisations et individus qui ont déjà plaidé en faveur de Mme Spence auprès du gouvernement canadien.

«La feuille de route du Canada au chapitre des droits des Autochtones n’est pas très reluisante. Beaucoup de reproches sont faits au gouvernement, et ce, même par l’ONU. Le Canada doit s’empresser de négocier avec les Premières Nations et cesser, en 2013, de les maintenir dans un tel système archaïque qui les relègue comme citoyennes et citoyens de seconde zone, pour ne pas dire qui les enfonce dans des conditions de vie intenables. Nous sommes avec eux pour réclamer haut et fort que l’on doit mettre fin à la misère et à l’oppression des peuples autochtones», de déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau.

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