National
15:10 22 janvier 2020 | mise à jour le: 22 janvier 2020 à 15:10 temps de lecture: 2 minutes

Le PLQ veut que l’UPAC mette un terme à l’enquête Mâchurer

Le PLQ veut que l’UPAC mette un terme à l’enquête Mâchurer
Photo: Josie Desmarais/L'Express d'Outremont/Mont-RoyalPierre Arcand

Alors que l’enquête Mâchurer sur le financement du Parti libéral du Québec (PLQ) suit son cours, les libéraux exigent qu’elle soit menée à terme après six ans d’opérations.

«On demande à l'[Unité permanente anticorruption (UPAC)] de mettre un point final d’une façon ou d’une autre, à cette enquête-là», a exigé le député du PLQ Marc Tanguay, mercredi, en mêlée de presse.

Ces demandes font écho à celles de l’ex-premier ministre libéral Jean Charest, visé en partie par l’enquête policière en corruption. L’avocat de M. Charest avait martelé la semaine dernière qu’il était temps pour le corps policier d’abandonner Mâchurer.

Marc Tanguay abonde dans le même sens que l’ex-chef libéral. «C’est un cri du coeur tout à fait justifié pour un citoyen qui fait l’objet de ces allégations depuis six ans», a-t-il ajouté mercredi.

Stratagèmes financiers

L’enquête Mâchurer étudie les possibles stratagèmes financiers irréguliers impliquant l’ancien grand argentier du PLQ, Marc Bibeau, et M. Charest lors du mandat comme premier ministre de ce dernier.

La semaine dernière, la Cour suprême du Canada a statué au détriment de M. Bibeau et en faveur d’un consortium de médias formés de La Presse, Québecor et The Gazette. Ceux-ci ont ainsi pu diffuser des informations que l’ex-argentier tentait de garder sous silence.

Selon ces documents, plusieurs entreprises privées auraient illégalement contribué au financement du Parti libéral au courant des années 2000.

Peu de temps après sa nomination en novembre, le nouveau chef de l’UPAC, Frédérick Gaudreau, avait maintenu que l’enquête se poursuivrait. Quelques jours plus tôt, le premier ministre François Legault avait demandé que l’enquête se conclue «le plus rapidement possible».

«Dicter des choses» à l’UPAC est «très délicat», avait-il affirmé, cependant.

Mercredi, la ministre de la Sécurité publique par intérim, Andrée Laforest, a maintenu qu’elle ne pousserait pas dans le dos du corps policier.

Les demandes de Marc Tanguay surviennent quelques heures après que M. Charest se soit désisté de la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

Articles similaires