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16:25 18 juin 2020 | mise à jour le: 18 juin 2020 à 16:40 temps de lecture: 2 minutes

Garderies: fini, les deux mètres obligatoires entre les tout-petits

Garderies: fini, les deux mètres obligatoires entre les tout-petits
Photo: 123RF

La vie reprend dans les services de garde de la province, où les enfants pourront se donner des câlins sans entrave. Dès lundi, y compris à Montréal, les deux mètres obligatoires ne s’appliqueront plus aux jeunes hébergés en garderies.

«La distanciation de deux mètres entre les adultes est toujours en vigueur», a précisé jeudi le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

Depuis début-juin à Montréal, n’importe quel jeune avait de nouveau accès aux garderies dans le Grand Montréal. Mais les mesures de distanciation physique devaient s’y appliquer.

La capacité d’accueil des établissements de garde avait aussi été réduite pour s’assurer que le virus ne circule pas. Jeudi, la direction nationale de santé publique a autorisé Québec à revenir à une capacité complète.

Dans la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), il faudra toutefois attendre au 29 juin pour accueillir 100% des jeunes.

C’est donc dire que les services de garde en milieu familial peuvent accueillir quatre enfants en même temps. Les services de garde éducatifs à l’enfance doivent maintenir un ratio de 50% d’occupation.

Annonces sur fond de grève

Au même moment où le ministre Lacombe annonçait cet apaisement des règles, des milliers d’employés en services de garde familiaux débrayaient jeudi à travers le Québec.

En choeur, ils dénoncent «un abandon du réseau par le gouvernement». «Depuis le début de l’année, ce sont des centaines de services de garde qui ont fermé», a indiqué dans un communiqué la porte-parole syndicale des responsables de service de garde (RSG) en milieu familial affiliées à la CSN, Karine Morisseau.

La convention collective entre Québec et ses services en milieu familial est échue depuis mars.

Un vote de grève avait par ailleurs lieu jeudi à la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec. Plus de quatre employées sur cinq ont finalement approuvé un projet de débrayage rotatif début-septembre.

Si aucune entente ne survient avec Québec, une grève générale illimitée pourrait par ailleurs se mettre en branle le 21 septembre.

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