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08:48 10 septembre 2020 | mise à jour le: 10 septembre 2020 à 11:38 temps de lecture: 3 minutes

Hausse de la transmission: «c’est le temps de sévir», tonne Legault

Hausse de la transmission: «c’est le temps de sévir», tonne Legault
Photo: Josie Desmarais/MétroLe premier ministre François Legault

Québec met son poing sur la table. Les policiers auront désormais la responsabilité d’imposer des amendes aux citoyens, particulièrement dans les «zones jaunes», a confirmé jeudi le premier ministre François Legault.

«Je pense que c’est le temps de sévir», a martelé l’élu caquiste lors d’un point de presse en compagnie du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, et du directeur national de santé publique, Horacio Arruda.

La Santé publique exige le port du masque dans tous les lieux publics fermés. D’abord concentrées sur les propriétaires de commerces ou d’entreprises, les contraventions s’adresseront à partir de maintenant aux clients. Et ce, dès samedi.

Une attention particulière sera accordée aux régions identifiées comme étant «jaunes» au sein du système d’alerte gouvernemental. Deuxième palier de ce programme de notification, le jaune est associé à une «préalerte». Pour le moment, quatre régions y sont associées.

«Il y a une petite minorité de gens irresponsables qui ne suivent pas les consignes. Ils mettent à risque la santé des personnes plus vulnérables et notre réseau de la santé.» – François Legault, premier ministre du Québec

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, fixera les montants de ces amendes dans les heures à venir, à la suite d’une réunion du Conseil des ministres. En entrevue au réseau LCN, la vice-première ministre a affirmé que «ce serait possiblement» des contraventions de 400$ à 6000$.

Elles seront «plus élevées que 50$», a convenu M. Legault lorsque talonné sur la question.

«On est en train de revoir le fonctionnement avec le [Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP)] pour que les rapports d’infractions se traduisent rapidement en amendes», a-t-il ajouté.

Un autre fiasco du dépistage

Le premier ministre et son ministre de la Santé ont par ailleurs répondu jeudi des délais de dépistages observés récemment, entre autres à Laval et à Québec.

«Avec l’annonce des zones jaunes, on a vu une augmentation de l’achalandage. Ça n’excuse pas que des gens aient attendu, a admis Christian Dubé. On s’attendait à une augmentation de l’achalandage, mais peut-être pas à ce niveau-là.»

Plusieurs médias rapportent ce matin des files d’attentes de plusieurs heures dans les cliniques de tests COVID-19. Une situation qui n’est pas sans rappeler les heures d’attentes auxquelles les Montréalais avaient été confrontés cet été.

Le premier ministre souhaite adapter l’offre en tests selon les situations régionales. Depuis hier, on peut d’ailleurs connaître le nombre de nouveaux cas dans chaque région administrative de la province. Montréal est passée de 63 cas dimanche, à 43 lundi, puis à 54 mardi.

M. Dubé souligne la nécessité que «tout le monde qui veut se faire dépister aille se faire dépister».

Il réévaluera bientôt le besoin en cliniques sans rendez-vous au Québec. «Avec le froid, on ne veut pas que les gens attendent», a-t-il avancé.

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