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11:14 18 septembre 2020 | mise à jour le: 18 septembre 2020 à 16:25 temps de lecture: 3 minutes

COVID-19: les services policiers s’attaquent aux bars et aux restaurants

COVID-19: les services policiers s’attaquent aux bars et aux restaurants
Photo: Archives | Métro

Inquiet des tendances de la pandémie de COVID-19, le gouvernement du Québec enverra des agents de police dans 1000 bars et restaurants cette fin de semaine. Les zones jaunes, en particulier, seront dans leur ligne de mire.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, en a fait l’annonce à Québec. Dans la métropole, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) débloquera 40 policiers à temps plein, lesquels devraient intervenir dans environ 250 établissements munis d’un permis d’alcool.

Les policiers interviendront en particulier dans les «zones jaunes» du système d’alerte gouvernemental. Ils pourront émettre des contraventions auprès des tenanciers, mais aussi auprès des clients.

«On veut éviter l’orange», a indiqué la ministre Guilbault, en référence justement à la carte d’alertes provinciale. Dans les derniers jours, deux régions, le Bas-Saint-Laurent et la Capitale-Nationale, se sont rapprochés de ce troisième palier de risque, sans le toucher. Huit régions, dont Montréal, sont colorées de jaune. Si une région passait à l’orange, il y aurait un ajout de mesures, a précisé Mme Guilbault.

À Montréal, ce n’est pas parce que le message passe mal qu’il y aura intervention, selon le directeur du SPVM, Sylvain Caron.

«Dans les nombreuses visites qu’on a effectuées depuis le mois de juin, il y a neuf établissements qui ont fait l’objet d’accusations diverses. […] Dans la très grande majorité, les gens respectent les règles», précise-t-il.

Intervenir dans les maisons?

Depuis le début de la semaine, le premier ministre du Québec, François Legault, répète à l’envi que les éclosions de COVID-19 proviennent principalement des rassemblements privés. Mercredi, il avait même indiqué qu’il évaluait avec Mme Guilbault les possibilités de faire intervenir la police à l’intérieur des maisons.

À moins d’un risque de mort ou de blessure grave, les policiers doivent d’abord détenir un mandat pour pénétrer dans un domicile. Vendredi, la ministre de la Sécurité publique a plus ou moins écarté la possibilité de modifier le processus policier.

«On discute de tout ce qui est possible et impossible de faire, mais en ce moment je ne suis pas en train de préparer une stratégie pour que nos policiers puissent entrer dans les maisons privées sans mandat», a-t-elle souligné à grands traits.

«Ni moi ni le premier ministre n’avons envie d’assiéger les maisons privés.» – Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique

«Dans l’immédiat», c’est sur les constats d’infractions qu’affirme vouloir travailler l’élue caquiste.

Pour le moment, les agents de la paix doivent émettre un rapport d’infraction général s’ils constatent un non-respect des règles. Envoyé au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), celui-ci ne mènera pas nécessairement à une réelle contravention.

Or, Mme Guilbault affirme s’approcher d’un changement de statut, qui permettrait aux policiers de disposer d’un constat d’infraction portatif – amende imposée sur place – dès qu’ils observent des infractions lors d’un rassemblement privé.

«Ils pourront donner, en bon français, un vrai ticket.» – Geneviève Guilbault

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