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14:57 4 décembre 2020 | mise à jour le: 4 décembre 2020 à 18:10 temps de lecture: 3 minutes

Des vaccins administrés par des étudiants et des nutritionnistes

Des vaccins administrés par des étudiants et des nutritionnistes
Photo: Adiruch/123rf

Les étudiants et professionnels du milieu de la santé pourront participer à l’effort de vaccination et administrer des vaccins aux Québécois. Un arrêté ministériel en ce sens a été déposé aujourd’hui par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Québec prend ainsi les devants de la future campagne de vaccination contre la COVID-19 et compte augmenter son bassin de main-d’oeuvre potentielle.

De l’étudiant en médecine au diététistes-nutritionnistes

Trois catégories sont ainsi concernées selon le communiqué du gouvernement. La première catégorie rassemble les étudiants dans un cursus qui conduit au diplôme permettant d’administrer les vaccins dans le cadre du Programme d’immunisation du Québec (PIQ). Les étudiants et résidents en médecine, en pharmacie, en pratique sages-femmes, en inhalothérapie, ou des futures infirmières auxiliaires.

Dans une seconde catégorie, on peut trouver les étudiants en techniques ambulancières, les techniciens ambulanciers mais aussi les détenteurs d’un diplôme de médecine hors Canada et des professionnels pouvant déjà injecter des médicaments comme les dentistes, les médecins vétérinaires, les podiatres, les technologistes médicaux et technologues en imagerie médicale.

Enfin la troisième catégorie concerne une longue liste de groupes de professionnels du domaine de la santé physique comme les acupuncteurs, audiologistes, chiropraticiens, audioprothésistes, denturologistes, ergothérapeutes, hygiénistes dentaires, optométristes, opticiens d’ordonnance, orthophonistes, physiothérapeutes, technologues en prothèse et appareils dentaires, technologues en électrophysiologie médicale, technologues en physiothérapie et les diététistes-nutritionnistes.

Expert clinicien, Dr Olivier Drouin voit «très, très peu» de risque dans la décision prise par Québec vendredi.

«Le gouvernement n’a pas le choix. Après ça, la vaccination est assez standardisée. C’est toujours au même endroit dans l’épaule», constate ce professeur adjoint à l’Université de Montréal.

«S’il y a de la formation et que la vaccination est supervisée, c’est raisonnable», ajoute-t-il.

Une formation en amont

Les deux premiers groupes pourront ainsi rapidement participer à la vaccination après une courte formation souligne le gouvernement. «Leur contenu sera adapté au profil de compétence de chaque catégorie», souligne le ministère. Des rencontres en amont ont eu lieu depuis septembre avec les ordres professionnels de chaque catégorie précise le communiqué.

«Nous savons qu’un grand défi dans notre opération pour la vaccination de la COVID-19 sera la gestion des ressources humaines, et nous avons pris les devants. Ces ententes avec les ordres professionnels viennent considérablement augmenter notre capacité de vaccination, avec un potentiel de quelques milliers de ressources supplémentaires pour administrer les doses. Notre opération pour la vaccination de la COVID-19 au Québec se poursuit. Aussitôt que les doses nous seront acheminées, nous vaccinerons la population», a déclaré le ministre Christian Dubé.

– Avec la collaboration de François Carabin

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