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17:19 14 mars 2021 | mise à jour le: 14 mars 2021 à 17:19 temps de lecture: 3 minutes

Déploiement de bannières en opposition à Énergie Saguenay

Déploiement de bannières en opposition à Énergie Saguenay
Photo: GracieusetéDes militants de Québec solidaire ont manifesté à plusieurs endroits simultanément, dimanche.

Alors que le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sur le projet Énergie Saguenay doit être rendu public sous peu, des militants de Québec solidaire ont affiché leur opposition au plan de GNL Québec en déployant des bannières simultanément dans 14 villes québécoises, dimanche.

Dans les plans depuis 2014, le projet d’aménagement d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à Saguenay doit être approuvé par Québec avant d’aller de l’avant.

Avec Énergie Saguenay, GNL Québec souhaiterait transformer et exporter 11 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an. Le projet serait tributaire de l’aménagement d’un gazoduc qui transporterait le gaz naturel de l’Ouest canadien vers le Saguenay. La réalisation de l’usine pourrait coûter au moins 8 G$.

Dimanche, des manifestants ont notamment déployé une bannière devant un immeuble d’Hydro-Québec, sur la rue Jarry, dans l’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, à Montréal. Le député solidaire de Laurier-Dorion, Andres Fontecilla juge que le projet aurait des effets négatifs sur l’ensemble de la population du Québec en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

«Ça augmenterait considérablement le trafic maritime ce qui aurait des impacts sur la faune, en particulier sur une espèce menacée d’extinction, les bélugas», explique-t-il.

Opposition

L’an dernier, Métro avait effectué une analyse exhaustive des 2 533 mémoires soumis au BAPE dans le cadre de l’étude du projet d’Énergie Saguenay. Il en était ressorti que plus de 9 mémoires sur 10 étaient défavorables au projet.

Plus de 650 scientifiques et 350 000 étudiants se sont depuis opposés publiquement au projet. Quelque 120 000 personnes ont signé une pétition en opposition au plan.

Le BAPE a remis son rapport d’enquête au ministère de l’Environnement, mercredi dernier. Québec disposait alors d’un maximum de 15 jours, soit jusqu’au 25 mars, afin de le rendre public. Le ministère de l’Environnement devra prendre la décision d’autoriser le projet ou non.

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a, dans le passé déjà évoqué un «préjugé favorable» pour le projet.

«Je suis convaincu que le rapport du BAPE sera objectif et qu’il mettra en lumière les effets négatifs du projet. Le gouvernement n’aura pas d’autre choix que d’écouter la population et de fermer la porte à GNL Québec. Le gouvernement est en faveur de ce projet. Mais il constate l’opposition qui existe au sein de la population. Donc, il essaie de ménager la chèvre et le choux», ajoute M. Fontecilla.

Dimanche, les manifestants ont déployé des bannières à 29 endroits différents, dont 12 à Montréal. Les autres déploiements ont eu lieu à Amos, Chicoutimi, Rouyn-Noranda, Chertsey, Val-David, Sutton, Alma, Québec, Lévis, Drummondville, Longueuil, L’Anse-Saint-Jean, Sainte-Rose-du-Nord, et Sainte-Anne-de-Bellevue.

Rejoint par Métro, GNL Québec n’a pas souhaité commenter cette nouvelle, dimanche.

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