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14:28 16 mars 2021 | mise à jour le: 16 mars 2021 à 17:08 temps de lecture: 3 minutes

Devrait-on pouvoir magasiner son vaccin?

Devrait-on pouvoir magasiner son vaccin?
Photo: Josie Desmarais/MétroUn homme reçoit le vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 au Palais des congrès.

Un québécois sur cinq aimerait pouvoir choisir le vaccin qu’on lui administrerait, révèle un sondage de la firme Léger.

21% des Québécois interrogés qui n’ont pas encore reçu un vaccin contre la COVID-19 comptent attendre le vaccin qu’ils souhaitent avant de se faire vacciner. Au Canada, ce pourcentage est de 25%. Une forte proportion (74%) de ces québécois sont prêts à attendre plus d’un mois pour obtenir le vaccin qu’ils souhaitent.

Depuis plusieurs jours, le vaccin d’AstraZeneca fait l’objet de suspensions dans de nombreux pays européens. Le Québec a réitéré sa confiance envers ce produit mais effectue une veille sanitaire. Aucun incident n’a été recensé sur le territoire canadien.

Sur le terrain, la santé publique remarque que des candidats à la vaccination font marche arrière lorsqu’ils apprennent que le vaccin est celui d’AstraZeneca. «On nous rapporte parfois jusqu’à 10% des gens qui refusent ce vaccin mais dès qu’on explique clairement les choses, ça descend en bas de 2%», explique le directeur de la Santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda.

Toutefois, le pourcentage de Québécois du panel qui accepterait la vaccination, «quel que soit le vaccin proposé» est de 57%. Au Canada, cette proportion est de 51%.

«La volonté de se faire vacciner n’a jamais été aussi forte depuis octobre 2020. Les Canadiens sont 77% à vouloir se faire vacciner» – Sondage firme Léger

Il était aussi question de l’avenir des mesures sanitaires même avec une diffusion large du vaccin. Deux tiers des Canadiens pensent que les mesures resteront contre 61% pour les Québécois.

Ce sondage web a été réalisé du 12 au 14 mars 2021 auprès de 1512 Canadiens dont 370 Québécois, âgés de 18 ans ou plus, recrutés aléatoirement. La marge d’erreur se situerait autour de ± 2,52%.

Le vaccin Moderna en phase d’étude sur les enfants

Moderna indique dans un communiqué que «les premiers participants de l’étude de phase 2/3 KidCOVE, menée auprès de la population pédiatrique, ont reçu une première dose du vaccin COVID-19».

«Cette étude a pour but d’évaluer la sécurité, l’immunogénicité et la réactogénicité (effets indésirables) du vaccin» – Stéphane Bancel, directeur général de Moderna

L’étude de phase 2/3 devrait recruter 6750 participants en bonne santé âgés de moins de 12 ans aux États-Unis et au Canada. Cette étude est menée en collaboration avec le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID).

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