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Redford avertit du rejet de Keystone

EDMONTON – La première ministre de l’Alberta, Alison Redford, estime que le rejet par les États-Unis du projet d’oléoduc Keystone XL nuirait aux relations avec le Canada.

En entrevue avec La Presse Canadienne, Mme Redford a affirmé lundi que le Canada et les États-Unis avaient une longue histoire d’intégration économique, qui serait menacée par un «non» au projet de pipeline.

Selon elle, le rejet du projet d’oléoduc enverrait le signal que les États-Unis ne considèrent plus le Canada comme un partenaire commercial faisant cause commune avec les Américains.

Mme Redford ne croit toutefois pas qu’on en arrivera là. Elle pense que l’administration Obama approuvera le projet éventuellement, et que les deux pays considéreront bientôt ce débat comme une franche discussion sur les façons de faire croître l’économie nord-américaine.

Elle a affirmé que l’Alberta avait relevé ses normes en matière environnementale, et que la province réorientait son économie pour se concentrer non seulement sur les sables bitumineux mais aussi sur l’énergie durable.

Par ailleurs, pour la deuxième fois en une semaine, Mme Redford a également fustigé le leader fédéral du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, pour ses commentaires de la semaine dernière à Washington, les qualifiant de ridicules.

La première ministre a précisé avoir été déçue que M. Mulcair ait semblé prendre à la légère le dossier des marchés d’exportation des ressources énergétiques. Elle a qualifié son séjour à Washington d’opération de relations publiques.

Thomas Mulcair a dénoncé devant un auditoire américain le projet de construction de l’oléoduc Keystone XL, affirmant que sa réalisation coûterait 40 000 emplois au Canada.

Alison Redford croit qu’il s’agit d’affirmations ridicules. À son avis, le chef néo-démocrate fait de la désinformation, et ses propos sont aussi néfastes pour les États-Unis que pour le Canada. Elle soutient que Keystone XL créera des emplois dans les deux pays.

La semaine dernière, Mme Redford et le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, ont estimé qu’il était très inapproprié que M. Mulcair aille critiquer à Washington la politique énergétique canadienne alors que les élus américains s’apprêtent à décider s’ils autoriseront ou non la construction de l’oléoduc, qui permettrait l’acheminement de pétrole brut canadien vers les raffineries du Texas.

Le projet offre des retombées de 2,5 milliards $ pour la seule province de la Saskatchewan, selon le premier ministre Wall.

La position des derniers mois du chef du NPD est que le Canada doit d’abord assurer sa propre sécurité énergétique en acheminant le pétrole de l’Ouest vers les provinces de l’Est. Il propose que la transformation du pétrole se fasse au Canada avant son exportation à l’étranger.

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