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Centraide soutient la persévérance scolaire chez les jeunes en difficulté

Les Journées de la persévérance scolaire (JPS) se tiennent cette année du 14 au 18 février. Photo: iStock

Les Centraide du Québec profitent de la 19e édition des Journées de la persévérance scolaire pour lancer leur Projet Réussite Jeunesse qui vise à soutenir les efforts communautaires en faveur du maintien de la motivation et de la persévérance scolaire chez les jeunes en difficulté.

Le projet vise à permettre aux organismes d’offrir davantage de soutien aux élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage, ainsi que des enjeux de santé mentale ou de décrochage scolaire.

L’initiative permettra de verser un montant total de 550 000$ en 2022 à des organismes communautaires et autres projets à travers le Québec.

Le travail de milieu, l’aide aux devoirs et les activités pédagogiques, ainsi que les ateliers pour briser l’isolement des jeunes et réduire leur stress, sont des exemples d’initiatives qui pourront profiter de ce financement.

Les jeunes impactés par la pandémie

Selon Centraide, l’accroissement des besoins des jeunes avec la pandémie et le manque de ressources humaines et financières dans le milieu communautaire seraient les principaux facteurs qui ont mené à la création du projet.

«La fermeture des écoles a entraîné des perturbations pour les élèves, ainsi que des périodes prolongées d’isolement et de solitude. Ces changements ont affecté négativement leurs apprentissages et leur santé mentale», souligne Claude Pinard, président et directeur général de Centraide du Grand Montréal.

Les effets psychologiques liés à la pandémie auraient surtout frappé les jeunes du deuxième cycle du secondaire.

Selon un récent sondage, 45% des jeunes de cette tranche d’âge rapportent des symptômes d’anxiété modérés à graves.

Cibler les territoires en difficulté

Le projet portera également une attention particulière aux jeunes vivant des difficultés financières. Dans les secteurs touchés par la précarité, près de 40% des jeunes quitteraient le secondaire sans diplôme.

C’est le cas dans l’est de Montréal, où le taux de décrochage scolaire est parmi les plus élevés au Québec.

Sur le territoire du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSSPI), quasiment l’ensemble des établissements scolaires affiche un indice de milieu socioéconomique (IMSE) entre 7 et 10, ce qui signifie que les écoles y accueillent principalement des élèves provenant des milieux les plus défavorisés. Sur les 53 établissements du CSSPI, près de la moitié posséderait l’indice maximal de 10.

Nous souhaitons inscrire cette initiative sur plusieurs années afin de soutenir les jeunes isolés et marginalisés. Cela va permettre aux organismes de maintenir ou développer des projets afin de contrer les effets de la pandémie, réduire les inégalités et contribuer au développement du plein potentiel des jeunes.

Patricia Rossi, vice-présidente des partenariats de la Fondation Lucie et André Chagnon.

Alors que le taux de décrochage scolaire serait deux fois plus élevé en milieu défavorisé, le projet Réussite Scolaire permettra d’offrir un soutien grandement attendu par le milieu communautaire du secteur.

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