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Martine Desjardins continue de réfléchir

Photo: Yves Provencher/Métro

L’ancienne leader étudiante, Martine Desjardins n’a pas reçu, jusqu’ici, de proposition pour faire le saut en politique.

C’est ce qu’a indiqué Martine Desjardins mercredi en marge de son dernier point de presse pour la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). «Malgré les nombreuses rumeurs, je n’ai reçu de proposition formelle d’aucun parti», a déclaré Mme Desjardins. Elle ajoute que certains partis étaient peut-être réticents à passer de la parole aux actes, alors qu’elle était encore jusqu’à mardi, présidente de la FEUQ.

Plusieurs rumeurs indiquaient que le Parti québécois voulait l’enrôler, d’autres avançaient qu’elle pourrait faire le saut en politique municipale. «Je veux me donner un temps de réflexion», a-t-elle ajouté. Elle a précisé au passage qu’elle avait actuellement quelques difficultés à envisager un retour à la calme vie d’étudiante. Elle doit normalement entrer dans la phase de rédaction de sa thèse sur Les relations pères-enfants et l’adaptation à l’école.

Son remplaçant, Antoine Genest-Grégoire, entre en scène alors que plusieurs chantiers sur l’avenir de l’enseignement supérieur se poursuivent. «Lors du chantier sur le financement des université qui se tiendra en novembre, on veut déposer des propositions pour faire le ménage dans les frais afférents», a-t-il notamment déclaré.

Ces frais qui totalisent en moyenne 750$ par an représentent 30% de la facture des étudiants. Ils sont, par exemple, déterminés et facturés par les universités en tant que frais de recherche ou frais technologiques, sans que les étudiants puissent réellement savoir s’ils sont utilisés à cet effet. La FEUQ souhaiterait qu’ils soient financés par l’État.

L’autre dossier qui attend la FEUQ consistera à revoir certaines de ses pratiques de gouvernance pour calmer la grogne interne. En mars, les 14 000 membres de la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke ont décidé de rester affiliés à la FEUQ que par un mince 50,5%. Depuis 2005, la Fédération, qui représente 125 000 étudiants, aurait perdu autour de 80 000 membres.

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