Grève générale sur les chantiers de construction
Tous les chantiers du Québec seront désertés lundi par les travailleurs de la construction, qui ont déclenché une grève générale illimitée dimanche à minuit.
Après un blitz de négociations, les syndicats ont conclu qu’une entente était impossible et se sont retirés de la table samedi. Ceci s’est produit quelques heures après le dépôt de l’offre patronale, «qui proposait des hausses salariales inférieures à la cible de l’indice des prix à la consommation», a indiqué le porte-parole de l’Alliance syndicale, Yves Ouellet.
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Selon M. Ouellet, toutes les demandes patronales de l’Association de la construction du Québec (ACQ) correspondent à «un recul de 40 ans» pour les travailleurs : de l’élargissement de la plage horaire de travail, à une mobilité provinciale accrue, en passant par la récupération des heures d’intempéries le samedi à temps simple.
«Tant que l’ACQ maintiendra ces demandes, il sera impossible de retourner à la table de négociations», a mentionné M. Ouellet. Ce dernier a rappelé que l’Alliance réclame en outre des augmentations de salaire de 3,0 % la première année, et de 2,75 % pour les deux années suivantes, conserver le temps double, et favoriser la conciliation travail-famille.
L’ACQ, qui a réagi par communiqué de presse, se dit encore prête à négocier, rappelant toutefois qu’elle «a le droit de formuler des demandes à ses employés».
La ministre du Travail, Agnès Maltais, a appelé samedi au sens des responsabilités et exhorté les parties à tout mettre en oeuvre pour arriver à une entente.