Des programmes d’aide aux itinérants pourraient disparaître
Québec a joint sa voix, dimanche, à celle du Réseau solidarité itinérance Québec (RSIQ) et de plusieurs organismes communautaires pour déplorer le fait que certains organismes d’aide à l’itinérance pourraient perdre leur financement de la part du gouvernement fédéral dans 200 jours.
Les nouvelles règles de financement de la Stratégie de partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI), détaillées dans le dernier budget conservateur, prônent l’utilisation du logement privé pour combattre l’itinérance à l’exclusion des autres stratégies déjà en place, ont regretté la ministre déléguée aux Services sociaux, Véronique Hivon, et le président du RSIQ, Pierre Gaudreau, en point de presse dimanche.
Or, certains organismes qui viennent en aide aux itinérants sans toutefois leur offrir de logement pourraient alors perdre le support financier de la SPLI, selon M. Gaudreau. «Nous sommes face à un consensus [du gouvernement du Québec et des organismes] qui doit être tenu en compte par le gouvernement fédéral, a déclaré Mme Hivon, dimanche. La diversité des approches est fondamentale pour lutter à l’itinérance».
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«Ce qu’on demande tout simplement au gouvernement fédéral, c’est de maintenir en place un programme qui fonctionne», a quant à lui laissé tomber M. Gaudreau.
Ni le ministre fédéral de l’Emploi et du développement social, Jason Kenney, ni le parti conservateur n’ont retourné les appels de Métro, dimanche.