Soutenez

Faute avouée à moitié pardonnée

Marcel Côté et Denis Coderre ne s’attendaient probablement pas à ce que leurs appels robotisés fassent l’objet d’un scandale. À moins de tomber sur le répondeur de Marie-Maude Denis ou de Normand Lester, comment cette pratique douteuse aurait pu être révélée au grand jour? Ah, ouin, par les réseaux sociaux, bienvenue en 2013.

Quel que soit le contexte de leur utilisation, des appels robotisés, c’est mal. Dans le cas de ceux fait anonymement par l’équipe de Marcel Côté, c’est carrément illégal, comme l’a soutenu le DGE. Dans le cas de Denis Coderre, à moins qu’il s’agisse de ça, c’est juste tannant. C’était déjà casse-pied quand des humains nous appelaient, à quel niveau de nuisance est-on rendu quand il s’agit d’une machine?

Ils ont donc bien fait d’admettre avoir eu recours à des services automatisés. Comme on dit, «faute avouée à moitié pardonnée». Marcel Côté a même promis de déranger une seconde fois les 890 victimes de ses appels anonymes afin de s’excuser.

Je le répète, des appels robotisés, c’est mal. Peut-on espérer de l’honnêteté de la part d’un politicien qui s’adonne à des pratiques malhonnêtes en campagne électorale?

Mais est-ce une raison de discréditer Marcel Côté à tout jamais? Évidemment, c’est dans l’intérêt de ses adversaires de le faire, mais peut-on en revenir et passer aux «vraies choses», comme dirait Coderre? Je pense que rendus où on en est, on peut laisser à la population le bon soin d’exercer son jugement.

Ou peut-être pas.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.