La privatisation d'Hydro-Québec rapporterait 10 G$ par an
Le débat sur la privatisation d’Hydro-Québec a été relancé hier par l’ancien président de la Standard Life, Claude Garcia.
Dans son étude, qu’il a dévoilée hier, il soutient qu’une somme de 10 G$ pourrait renflouer les coffres du trésor québécois chaque année si la société d’État était privatisée. Cette somme proviendrait de l’amélioration de sa productivité, de l’augmentation des redevances et de la fin des subventions aux alumineries en sauvant respectivement 2,1 G$, 6,1 G$ et 2 G$.
Augmentation des tarifs
Selon M. Garcia, il est temps de débattre des choix qu’a faits la société québécoise dans le passé. «Contrairement aux années 1980, où les surplus d’électricité du Québec avaient peu de débouchés, il serait aujourd’hui possible de vendre notre électricité sur le marché américain, a-t-il fait valoir. C’est l’endroit où l’électricité se vend le plus cher au monde. Pourquoi l’État se mêlerait-il encore de cette production?»
À la suite de la privatisation, la hausse des tarifs serait inévitable, a concédé M. Garcia. Ce dernier a ajouté que les consommateurs n’auraient d’autre choix que de changer leurs comportements, soit en réduisant leur consommation, soit en choisissant d’autres formes d’énergie. Pour défendre cette hausse, M. Garcia propose d’indemniser les clients résidentiels en leur octroyant des actions gratuites de la société d’État lors de son introduction en Bourse.