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Sommet de Copenhague: Un projet d'accord peu convaincant

Le sommet sur l’environnement de Copenhague, qui s’est finalement terminé samedi, après un blitz de négociation de 31 heures, a accouché d’un pro­jet d’accord qui, au Ca­na­da, ne sera parvenu à réjouir que le gouvernement conservateur de Stephen Harper. Le texte sur lequel se sont entendus la trentaine de pays influents, membres des «amis de la présidence», ne correspond pas à l’entente contraignante dont rêvaient les écologistes au début du sommet de l’ONU, le 7 décembre.

Pour l’heure, l’entente prévoit une hausse des températures limitée à 2 oC par rapport au milieu du 19e siècle et une aide annuelle de 100 G$US pour les pays en développement, mais seulement à compter de 2020. Les pays devront également, avant la fin du mois de janvier 2010, préciser par écrit les cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) qu’ils entendent atteindre d’ici 2020.

Réactions opposées
Le premier ministre Stephen Harper s’est réjoui du projet d’accord ficelé à Copen­hague. «Nous sommes où nous désirions être, a-t-il déclaré en point de presse. Nous avons un accord qui atteint nos objectifs et qui respecte nos intérêts.» Tous n’ont pas affiché une telle satisfaction. Au Québec, le Parti vert et le Parti québécois (PQ) ont clairement exprimé leur déception. «Cet accord n’est ni ambitieux ni contraignant et, surtout, il ne fait pas l’unanimité. De plus, le gouvernement de Stephen Harper a contribué à cet échec», a commenté Scott McKay, porte-parole du PQ en ma­tière d’environnement. Les groupes écologistes se sont montrés encore plus sévères envers le gouvernement Harper et les leaders mondiaux.

«L’année 2009 a connu bien des crises, mais nous devons désormais faire face à la plus grande crise de l’humanité : la crise du leadership politique, a affirmé Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Énergie Climat de Green­peace Canada. Le soi-disant accord de Copenhague ne passe pas le test. C’est une coquille vide.» Faisant écho aux propos du président américain Barack Obama, qui a parlé du projet d’accord comme d’une «percée significative, mais insuffisante», le directeur général du Réseau action climat Canada, Gra­ham Saul, a plaidé pour une amélioration rapide de l’entente. La ministre de l’Envi­ron­nement du Québec, Line Beauchamp, a abondé dans le même sens, parlant de l’entente comme d’un «compromis faible».

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