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Le bal des déversements

Un pipeline appartenant à la compagnie Enbridge s’est rompu la semaine dernière et a causé un important déversement de pétrole dans l’État du Michigan. Cette fuite n’est pas comparable à la marée dont BP est responsable dans le golfe du Mexique puisqu’il est question ici de 4 millions de litres qui ont fui du pipeline, contre 800 000 litres par jour qui se sont échappés de la plateforme de BP pendant plus de 80 jours.

Tout en reconnaissant sa responsabilité, Enbridge, qui gère un important réseau de pipelines au Canada et aux États-Unis, affirme que le transport par pipeline demeure le moyen le plus sécuritaire de transporter du pétrole sur de grandes distances.

Je veux bien. Pourtant, comme nous le rappelait l’Institut Polaris la semaine dernière, la compagnie Enbridge s’est rendue responsable de 610 déversements au cours de la dernière décennie. En réponse à cette affirmation,  un porte-parole d’Enbridge a déclaré que la plupart de ces incidents étaient mineurs…

Ça veut dire quoi, au juste, que la plupart des déversements soient mineurs? Qu’il y a quand même quelques déversements majeurs? Toujours selon l’Institut Polaris, le total, en litres, de ces incidents s’élève à 21 millions, soit une moyenne de
2 millions de litres par année… Ce n’est peut-être pas BP, mais ça ne fait pas si «mineur» que ça!

Que cela nous plaise ou non, nous souffrons d’une  importante dépendance collective au pétrole et, comme toute dépendance, Celle-ci vient avec son lot de problèmes, tant pour notre santé (smog, mauvaise qualité de l’air) et notre environnement (déversements, changements climatiques) que pour notre économie (les coûts pour le Québec de la dépendance au pétrole s’élèvent à près de 10 G$ par année). Plus vite nous reconnaîtrons notre problème de dépendance, plus vite nous pourrons instaurer des mesures pour y remédier.

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