Gesca pourrait ne plus imprimer Le Soleil
Les syndiqués du quotidien Le Soleil craignent que le journal cesse d’être imprimé. Gesca, la filiale de Power Corporation propriétaire de cette publication, tenterait de leur imposer un nouveau plan d’affaires. «On nous a clairement dit à la table de négociations que si on n’acceptait pas [ce plan d’affaires], l’entreprise ne se battrait pas, a affirmé jeudi le président du Syndicat de la rédaction du Soleil, Baptiste Ricard-Châtelain. Elle vivrait très bien avec l’arrêt de la publication du journal. Si on en arrive là, il y a beaucoup de gens qui perdront leur emploi.»
Le président de Gesca, Guy Crevier, doit faire le point aujourd’hui avec les syndiqués de Québec. Le nouveau plan d’affaires de Gesca comprendrait l’imposition de nouvelles conditions de travail aux employés du quotidien Le Soleil. Ces derniers devraient travailler cinq jours par semaine plutôt que quatre, et leur salaire serait gelé pendant trois ans. Une clause orpheline serait aussi incluse au régime de retraite.
M. Ricard-Châtelain déplore le fait que les syndiqués du quotidien subissent le même traitement qui avait été imposé à ceux de La Presse en 2009. «Il faut se souvenir que La Presse perdait 2 M$ par mois, alors que Le Soleil enregistre plusieurs millions de profits nets par année», a-t-il fait valoir. Gesca n’a pas voulu émettre de commentaire jeudi. La convention collective des employés du quotidien de Québec est échue depuis le 31 décembre 2009.