Soutenez

Le Québec peu attrayant pour l'industrie gazière?

Le Québec ferait-il fuir les entreprises gazières en raison de la controverse que les gaz de schiste y suscitent? C’est ce que conclut un sondage réalisé par l’Institut Fraser auprès de 478 sociétés pétrolières et gazières, dont les résultats ont été dévoilés lundi. Les écologistes n’ont pas tardé à répliquer, accusant l’Institut de verser dans la propagande.

L’Institut Fraser, un des principaux Think Tank canadien – un laboratoire d’idées en principe indépendant–, a affirmé que la controverse avait contribué à «donner une image négative du Québec aux compagnies pétrolières mondiales». L’Institut a aussi relevé que plusieurs sociétés sondées estimaient que les «environnementalistes zélés du Québec répandent de fausses informations».

Ces données ont fait glisser le Québec à l’avant-dernier rang des provinces et territoires canadiens les plus attrayants pour investir dans l’exploration et de l’exploitation des gaz naturels. La Belle Province n’a devancé que les Territoires du Nord-Ouest à ce chapitre. Au niveau mondial, le Québec s’est classé au 92e rang, sur 136 juridictions, en baisse de 15 rang depuis 2010.

Les écologistes qui s’opposent à l’exploitation des gaz de schiste à tout prix ont rapidement balayé du revers de la main les conclusions de l’Institut Fraser.

«L’Institut est le porte-voix de la droite, a lancé le président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle. Ses conclusions ne correspondent pas à ce qui se passe sur le terrain. Elles tiennent de la propagande. L’Institut Fraser a encore raté une belle occasion de se taire.»

Daniel Breton, président de Maîtres chez nous 21e siècle (MCN21), a dit croire que l’Institut Fraser a voulu faire bouger l’opinion publique en lui faisant craindre pour la réputation du Québec si l’industrie gazière venait à le bouder.

«Quand j’ai vu les conclusions de l’Institut, j’ai tout de suite pensé que les auteurs avaient reçu le mandat d’appuyer l’argumentaire des gens de l’industrie, a-t-il affirmé. Ils ont voulu faire peur à la population et donner aux gens d’affaires des arguments pour échapper aux revendications des opposants et parler des « vraies affaires « .»

Jean-Marc Pelletier, cofondateur de MCN21, a par ailleurs rappelé que l’Institut Fraser était en grande partie financé par des entreprises pétrolières et qu’il avait «peu de crédibilité» lorsqu’il s’attaquait au thème de l’énergie.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.