Legault, dans la mire de la CSQ
En 2012, François Legault risque de trouver la Centrale syndicale du Québec (CSQ) sur son chemin. Son président, Réjean Parent, a annoncé mardi les dossiers qui retiendraient son attention cette année. Il en a profité pour écorcher au passage le meneur dans les sondages qu’il a qualifié d’«apprenti sorcier».
En matière d’éducation, la CSQ a dénoncé la vision «populiste» de la Coalition Avenir Québec (CAQ) qui ferait reculer le Québec. «La priorité, ça va être de barrer le chemin aux apprentis sorciers […] avec leur recette à la noix qui ont été éprouvées ailleurs et qui ont fait la démonstration claire que ça mène dans un cul-de-sac», a déclaré M. Parent. François Legault propose notamment d’abolir les commissions scolaires, ce à quoi s’oppose la CSQ.
Selon le président de la CSQ, le discours alarmiste concernant le système d’éducation québécois serait aussi exagéré. «L’éducation va plutôt bien au Québec» a-t-il dit. La centrale syndicale continuera également d’appuyer en 2012 les étudiants qui luttent contre les hausses des frais de scolarité.
M. Parent a en profité pour montrer du doigt les «semeurs de mirages», c’est-à-dire le gouvernement qui affirme que les coupures en matière d’éducation n’auront aucun effet sur l’accessibilité des services.
La centrale syndicale s’est aussi dite déçue du peu de progrès de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, en ce qui concerne la lutte contre la violence dans les écoles. La CSQ compte proposer directement à la ministre un plan stratégique à ce sujet en 2012.
Les baisses d’impôts importantes accordées aux entreprises seront aussi dans le collimateur de la CSQ ainsi que les coupes dans les services publics. «L’austérité a ses limites», a-t-il dit.
M. Parent a également rappelé que le congrès de la CSQ aura lieu en juin prochain. «Ce sera une grosse année 2012», a-t-il reconnu. M. Parent a toutefois refusé de confirmer s’il comptait se présenter à nouveau à la présidence du syndicat, lui qui en est à son troisième mandat.