La guerre annuelle contre le tabac est lancée
La lutte pour convaincre les 1,6 millions de fumeurs québécois d’écraser pour de bon leur mégot se poursuit encore cette année, avec la 38e édition de la Semaine pour un Québec sans tabac, qui se tient du 19 au 25 janvier.
Même si le taux de fumeurs est passé de 35% en 1994 à 24% en 2007, les organismes impliqués dans la lutte au tabagisme ne sont pas satisfaits. «On a fait des progrès, certes, mais le taux de fumeurs stagne et nous voulons changer la donne», a déclaré lundi le Dr Horacio Arruda, directeur national de la santé publique.
Le Dr Arruda, qui accompagnait le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS), a aussi rappelé que les complications liées au tabac coûtent au Québec près de 1G$ annuellement en soins de santé.
«Chaque année, nous trouvons de nouvelles données pour alimenter notre mission», a ajouté Mario Bujold, directeur général du CQTS. Cette année, c’est une statistique tirée d’une nouvelle étude américaine, selon laquelle «le tabac diminue l’espérance de vie de 10 ans», qui sera au cœur des publicités et activités de l’organisme. «Nous voulons à la fois lancer un message montrant tout le drame que peut causer le tabac, mais aussi tout l’espoir qui accompagne le geste d’arrêter», a-t-il précisé.
Il faut aussi continuer la sensibilisation auprès des jeunes, a conclut le Dr Arruda. L’âge moyen auquel les jeunes commencent à consommer la cigarette est passé de 12,1 ans, en 1995, à 12,7 ans, en 2007. «C’est un peu mieux, mais ce n’est pas assez», a-t-il déploré. Il faut rester optimiste, croit-il, puisque les statistiques révèlent que 6 Québécois sur 10 se disent prêts à arrêter de fumer au cours des 6 prochains mois.
Quelques chiffres sur le tabac au Québec
- Un fumeur sur deux décède des suites de sa consommation de tabac.
- Chaque année, 10 400 Québécois décèdent d’une complication liée à la cigarette.
- La tabac cause la majorité des cas d’emphysème et plus de 85% des cancers du poumon.