Une oeuvre volée du MBAM retrouvée
La Sûreté du Québec (SQ) a retrouvé le 22 janvier dernier, dans un logement d’Edmonton, l’une de deux œuvres d’art volées au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) à l’automne 2011.
Il s’agit d’un fragment d’un bas-relief perse datant du Ve siècle avant J.-C, d’une valeur évaluée à 1,2 M$. Un homme a été arrêté pour avoir acheté la pièce, apparemment à un montant bien en-dessous de sa valeur, mais le voleur court toujours.
Cette arrestation a permis de faire progresser l’enquête pour retrouver l’artéfact toujours manquant, une statuette de marbre de l’empire romain datant du 1er siècle après J.-C. d’une valeur de 40 000$. La SQ demande tout de même l’aide du public pour le retrouver, ne sachant pas s’il se trouve toujours au Québec. C’est d’ailleurs de l’information transmise récemment par des citoyens et par la compagnie AXA Art qui a mené la SQ jusqu’à Edmonton. D’après l’Équipe intégrée des enquêtes en œuvres d’art de la SQ, les deux pièces auraient été dérobées par le même individu.
Danielle Champagne, directrice de la Fondation du Musée, était visiblement ravie que l’œuvre soit rapatriée au MBAM jeudi. «Merci aux équipes de la SQ et à la GRC d’avoir retrouvé cette œuvre, a-t-elle signifié. Pour nous, c’est un pur bonheur parce qu’on avait perdu un bébé.»
Les systèmes de sécurité du MBAM sont efficaces, affirme Mme Champagne, et le musée n’y a rien changé suite aux vols. «Notre vol précédent remonte aux calendes grecques, a-t-elle justifié. Il y en a eu un raté, mais aucun système n’est 100% infaillible.»
Importance de l’oeuvre
«L’importance de ce bas-relief est d’abord sa beauté, a fait savoir John M. Fossey, archéologue spécialiste et conservateur émérite au Musée des beaux-arts de Montréal. Il reflète la construction des palais de cette époque, décorés pour impressionner.»
«Comme nos 40 000 œuvres de la collection, elles font partie du patrimoine collectif du Québec, a pour sa part estimé Danielle Champagne. On a la seule collection encyclopédique au Canada, alors chaque pièce est importante pour raconter l’histoire de l’humanité.»
M. Fossey croit que le voleur a choisi les deux pièces en raison de leur petite taille. «Ils sont très facile à transporter dans un sac», a-t-il dit.