Les syndicats traitent Yves Bolduc d’«élève à risque»
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) traite le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, d’«élève à risque» parce qu’il fait preuve de «méconnaissance» du milieu scolaire, selon elle.
La CSQ déplorait à son tour dimanche les propos du ministre, qui a déclaré vendredi au quotidien Le Devoir que si les écoles sabraient dans l’achat de livres, les enfants n’en mourraient pas.
Johanne Pomerleau, présidente de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation (FPPE-CSQ), souhaite d’ailleurs que la controverse entourant les propos de M. Bolduc vienne souligner le manque de ressources dans les bibliothèques scolaires. «On espère que le tollé aura comme conséquence heureuse d’obliger […] au ministère et aux commissions scolaires à faire [de meilleurs] choix », a-t-elle dit.
La CSQ affirme toutefois vouloir «donner la chance au coureur», et ne réclame pas la démission de M. Bolduc, ce que certains acteurs politiques ont fait.
Alors que les élèves regagneront les bancs d’école lundi, la CSQ fait état de coupes de près de 800M$ depuis 5 ans, qui affecteront, selon elle, les services offerts directement aux élèves.
« On se tire dans le pied à la fois pour les enfants défavorisés et pour leurs parents.» -Louise Chabot, présidente de la CSQ, qui se désole entre autres de la fin des subventions au service de garde pour élèves défavorisés
La présidente de la CSQ, Louise Chabot, n’écarte pas la possibilité de moyens de pression de la part du personnel scolaire cet automne,précisant que les syndicats se doteraient d’un «plan d’action».
Les coupes «[montrent] à quel point l’austérité et l’équilibre budgétaire à tout prix peuvent conduire dans des corridors où il ne faut pas aller», illustre-t-elle.